31 juillet 2006

Pourquoi Nuouz ne paierait pas ses utilisateurs comme Netscape?

Question intéressante. La réponse peut être décevante pour ceux ayant pensé à la richesse en lisant le titre! Suite à la lecture de « Rémunérer les diggueurs » du blog n’ayez pas peur, qui veut les avis de Fuzz et Nuouz ainsi qu'au défi lancé par Olivier de Cent Papiers, voilà, je me mouille à répondre.

La réponse simple et évidente est une question d’argent. En effet, comment redistribuer de l’argent alors qu’il n’y en a pas. J’aimerais être dans les souliers de Jason Calanis et pouvoir offrir 1000$ par mois à des blogueurs et autres créateurs de contenu de qualité pour qu’ils agrémentent Nuouz par leur contribution. Je suis d’accord avec son point de vue qui dit que puisque les sites communautaires profitent de la contribution de plusieurs personnes, mêmes que plusieurs propriétaires s’en mettent plein les poches (aux Etats-Unis du moins!), alors il faudrait rémunérer les principaux responsables du succès. Un partage des revenus quoi.

M. Calanis se propose donc de payer 1000$ à environ 200 blogueurs par mois. Faites le calcul rapidement… combien cela fait-il par mois? Admettons que c’est plus ou moins 25%, ça fait tout de même même entre 150 000$ et 250 000$ par mois! C’est sûrement plus facile quand on s’appelle Netscape et qu’on a comme papa AOL. Sûrement plus facile que lorsqu’on s’appelle Nuouz et qu’on a comme papa Stéphane Guérin.

Pourrait-on donc créer un partage de revenus des pubs Google affichées sur Nuouz? Oui, c’est possible, mais tellement inutile. En effet, que ce soit Nuouz, Fuzz ou Scoopeo, on ne profite pas du même marché qu’un Digg ou Netscape. Notre trafic est combien de fois plus minime? Et le potentiel de croissance tellement plus limité étant donné que ce sont des sites francophones. Donc, les revenus vont en conséquence. Ainsi, à quoi bon vouloir se tracasser à partager 100$ par mois. Créer un module de partenaires, gérer les chèques, etc, etc. Tout ça pour quelques pesos par mois. Nullement intéressant. Ni pour moi ni pour les autres.

Il y a aussi cet effet négatif qui pourrait être véhiculé par plusieurs personnes. Celles-ci sont offusquées qu’on puisse songer à rémunérer une personne pour sa contribution, surtout lorsqu’on parle de site web communautaire. C’est un bon coup de pub pour Netscape (parlez-en en bien ou en mal, mais parlez-en!). Au niveau de Nuouz, je me demande si un tel effet ne pourrait pas simplement être mortel?

En revanche, ce n’est pas parce qu’on est pauvre monétairement qu’on a rien à offrir aux contributeurs vedettes. Je pense que les digg-likes sont des modèles « gagnant-gagnant » pour les blogueurs qui créent du bon contenu. Sur Fuzz et Nuouz à tout le moins, où les blogueurs sont les bienvenus, poster un billet de qualité fera en sorte qu’il a de bonnes chances d’être publier sur la Une. Et une publication sur la Une amène son lot (relatif) de visiteurs. C’est loin du Digg Effect qui peut jouer sur le cours d’une action en bourse, mais c’est suffisant pour créer un mini-boom. Alors disons que votre blogue reçoit 100, 200 voire 500 nouveaux visiteurs dans une journée suite à la publication sur un Digg-like, je vois là une intéressante forme de récompense. Tout le monde y gagne. Les blogueurs qui postent des billets de qualité avec un retour en visibilité (et les effets comme la notoriété) et Nuouz et Fuzz en contenu intéressant.

Je ne suis pas fermé à un partage de revenus. Mais je suis réaliste. Au rythme où vont les choses, ça va prendre 10 ans avant que je puisse vivre uniquement de Nuouz. Personnellement, ce projet me sert à créer une synergie. Il me sert à moi comme aux blogueurs. Je l’utilise pour faire connaître mon blogue et vice-versa. Il me sert aussi à tester mes autres projets. On peut dire que c’est un laboratoire où je suis en contact avec plein de monde. C’est un outil avec une grande valeur lorsque l’on est web entrepreneur.

C’est d’ailleurs à ce niveau que j’aimerais faire partager le succès de Nuouz avec les autres. Comme je suis un passionné de e-commerce et que les web entreprises m’intéressent beaucoup, j’aimerais redonner à ceux qui contribuent à la croissance de Nuouz une aide au démarrage de leur web entreprise. C’est loin de 1000$ par mois en salaire, mais pour un jeune entrepreneur, c’est le genre de coup de pouce qui peut aider beaucoup. Je suis d’ailleurs en discussion avec plusieurs personnes qui rêvent de lancer un projet web. Qui sait, peut-être que Nuouz deviendra un incubateur de web entreprises?

27 juillet 2006

Logos de marques connues à la sauce web 2.0


Voilà une idée intéressante: Refaire des logos de compagnies mondialement reconnue à la saveur du web 2.0. Nike, ABC, FedEx, et compagnie y passent. C'est assez amusant à regarder! Je me demande un jour si les compagnies adopteront de tels logos... Ça serait assez surprenant de changer un logo connu pour un de ceux proposés, mais qui sait?

Et comme j'ai déjà dis dans un précédent billet, plusieurs logos ont dans leur nom « bêta »... ça donne du poids à ma théorie que c'est une mode ce fichu « bêta »!

Voir les nouveaux logos

25 juillet 2006

Zillow.com lève 25M $ en financement

Décidément, ce n’est pas au Québec que nous verrions ça. Ni même en France. Zillow.com a levé 25 millions US$ en financement, ce qui porte son total à 57 M$. Pas mal pour un site lancé en février 2006. Ce site propose des services d’estimation immobilière ce qui permet à un vendeur de maison de maximiser son prix de vente et à un acheteur d’éviter de trop payer.

Le site a déjà près de 3M de visiteurs uniques par mois et propose des estimations sur plus de 67M de logements aux États-Unis. Elle a conclu un partenariat avec Yahoo! pour s’occuper de la rubrique des estimations immobilières.

L’idée me semble bonne et les outils efficaces. Le principe est de donner accès a tout le monde aux mêmes outils et informations que les agents immobiliers utilisent. On se doute qu’il a fallu beaucoup d’effort pour amasser toutes les données et les compiler et les intégrer. Des outils permettent ainsi de comparer sa maison avec d’autres, avoir les prix dans certains secteurs et bien évidement, de se procurer un prêt hypothécaire!

L’interface à la Google Map est très bien fait et permet une navigation simple et intuitive. Au fait, le nom Zillow est une contraction de Zillions et Pillow. Pour exprimer le nombre incroyable d’infos et le fait qu’une maison est plus que des chiffres, mais un endroit où se reposer comme sur son oreiller.

Les américains ont l’habitude de faire les choses en grand et non à moitié. Les deux fondateurs ont donc planché sur leur plan d’affaires et convaincu une société de capital de leur fournir l’argent nécessaire à leur aventure. Et on ne parle pas de 100 000 pesos, mais bien de 57 000 000$.

Ici au Québec, pour avoir un tel financement, il faudrait en mettre la moitié ou encore céder 99% des actions de son entreprise. Ou bien hypothéquer sa maison, sa femme, le chien, les enfants, etc. Bref, j’envie cette facilité d'accès au capital de démarrage d’entreprise. Heureusement, on n’est jamais si bien servi que par soi même alors il faut commencer petit avec peu de moyens et grandir tranquillement. Ce n’est pas mal en soi et c’est l’approche que j’utilise, mais ce n’est pas de cette façon que nous ferons des projets web d’envergure du genre à Zillow. Si c'est le cas, ça prendra plusieurs années.

Donc, morale de l’histoire, si l’on a une bonne idée et que l’on est prêt à foncer, aussi bien penser en anglais et aller cogner aux portes de nos amis les américains. Tôt ou tard, le succès passe par ce marché de toute façon. Par exemple, un joyau de la technologie québécoise, Recruisoft, a été vendu et a déménagé son siège social à San Fransisco sous le nom de Taléo.

24 juillet 2006

Intégrer l’aspect communautaire dans un site e-commerce

On en entend parler à tous les jours : Communauté par ci, communauté par là. Avec le phénomène du web 2.0, l’aspect communautaire est la pierre angulaire de nombreux sites. Sans la communauté, ces sites ne sont rien. Avec une masse critique, ils sont de véritables succès comme Digg et YouTube par exemple.

Mais est-ce que cet élément de succès peut être appliqué au web commercial comme dans un bon vieux site de e-commerce qui vend des produits en ligne? Peut-on mixer la traditionnelle boutique avec le mélange d’épices web 2.0? Bien sûr que oui. Et ceci peut aller beaucoup plus loin que de seulement offrir aux visiteurs de voter pour un produit.

Prenons l’exemple de NCIX, une entreprise d’équipement informatique basé à Vancouver au Canada. Son site transactionnel est un des plus visités au Canada. Incroyable pour un magasin. Encore plus pour un domaine spécialisé comme les pièces informatiques.

L’aspect communautaire est très présent et est au centre de la stratégie de l’entreprise. Et comme ceci attire du monde et fait parler du commerce, celui-ci en profite bien sûr en retour en termes de ventes en ligne.

Les utilisateurs, en plus de donner leur appréciation par vote sur un produit, rédigent des revues sur les différents produits. Celles-ci sont également soumises aux votes de la communauté. Certaines revues sont bonnes, d’autres non. Les internautes postent également leurs propres photos des produits achetés. A ceci, s’ajoute les forums où l’on jase techno et informatique.

Ainsi, l’entreprise se contente de placer des pièces dans son catalogue en ligne et la communauté génère du contenu très pertinent. Tout à fait gratuitement. N’est-ce pas magique? Imaginez les coûts qu’aurait à supporter l’entreprise si elle devait produire elle-même tout ce contenu! Par ricochet, ce contenu plait aux outils de recherche et envoie donc encore plus de trafic.

Amazon est un autre exemple connu où la communauté à un mot important à dire. Il y a en a plusieurs autres. Pensons aussi à LaFraise.com qui a été vendue récemment. Partie de rien, cette entreprise a connu un énorme succès. La forte communauté entourant ce site y est pour beaucoup dans son succès.

Il est donc possible pour tous les types de site e-commerce d’intégrer des outils pour permettre à la communauté de se prononcer et ainsi d’améliorer le contenu de ces sites. Par contre, l’inconvénient est de n’avoir aucune communauté. Quoi de plus désagréable d’aller sur un site communautaire où personne ne participe. C’est comme aller dans un bar vide. On sort aussitôt entré. Ça prend donc un minimum de personne pour assurer le succès d’une telle stratégie. Et bien souvent, on doit compter sur un noyau de fans qui reviennent régulièrement et assure une dynamique.

Les outils peuvent être très simples : Voter, ajouter un commentaire, participer à un forum, envoyer des photos du produit, envoyer cette page à un ami, etc. Si le site est déjà en ligne, on peut penser l’améliorer pour la prochaine version. S’il est en phase de développement, je suggère d’analyser les bénéfices que l’aspect communautaire peut apporter.

Mais attention, ce n’est pas parce qu’on donne les outils que ça garanti le succès. Les fondateurs ou employés doivent généralement mettre beaucoup de temps et d’énergie pour lancer la communauté. En montrant l’exemple et en s’impliquant, ceci suscite habituellement un intérêt et la motivation qui se propageront au reste de la communauté.

20 juillet 2006

La Fraise: Analyse d’un rachat

Tout le monde est au courant, le célèbre site LaFraise.com a été racheté par son homologue allemand SpreadShirt. Cette nouvelle a eu une onde de choc assez incroyable à en lire les commentaires sur le blog de Patrice, fondateur de LaFraise.

D’un point de vue de passionné de commerce électronique, voilà une belle occasion d’étudier les impacts du rachat d’une entreprise web. Tout d’abord, chapeau au fondateur qui a fondé une entreprise à partir de rien et en 3 ans en a fait un succès incroyable. Ses fans sont nombreux, les ventes de t-shirt tout autant.

Patrice réalise donc ce que la majorité des web entrepreneurs désirent : Se faire racheter à un prix qu’on ne peut refuser. Comme il le dit lui-même, il pourra vivre une semi-retraite à l’âge de 35 ans et s’offrir le luxe de choisir ce qu’il veut maintenant faire dans la vie. On sera tous d’accord : Il y a pire dans la vie!

Maintenant, quel sera l’impact sur l’entreprise? La communauté? Comment verra-t-on SpreadShirt? À en lire les commentaires, plusieurs appréhendent le pire. L’âme qui se perd, les beaux jours finis, la fin d’une époque, l’esprit de communauté envolé, etc, etc. C’est tout à fait normal de ressentir ce genre d’émotions face à un changement aussi important.

Je pense que SpreadShirt est aussi un projet fait par deux jeunes passionnés. À la différence de Patrice, qui avoue lui-même être débordé par la gestion d’une entreprise grandissante, ceux-ci désirent amèner le concept plus loin. Et c’est parfait puisque leurs intérêts se rejoignent, c'est-à-dire que Patrice désirait faire autre chose et avait moins de plaisir à s’occuper de ce loisir transformé en obligation et que les fondateurs de SpreadShirt désirent continuer leur expansion.

Il y a donc une grande transition qui s’amorce. On verra comment ces jeunes web entrepreneurs traverseront cette étape importante de leur entreprise. Je pense que l’effet résistance au changement est accentué parce que LaFraise était avant tout un fort esprit de communauté. Les membres ont donc peur de perdre cet esprit et se retrouvent face à l’inconnu. Le sentiment d’insécurité fait dire plusieurs trucs, bons comme mauvais, de la part des membres.

Malgré que Patrice ait été honnête et parlé en toute franchise, on trouvera quand même des langues sales pour lui tirer des pierres. Il est un vendu, il n’a pas de couilles ou encore qu’il tombe dans l’argent facile. C’est simple de dire ça alors que l’on n’a pas à subir le stress de gérer une entreprise en pleine croissance. C’est encore plus simple quand on ne se fait pas offrir une retraite et la fin des soucis financiers pour le reste de sa vie.

On comprend que Patrice a donné une âme au site. S’il quittait du jour au lendemain sans dire au revoir avec son pognon, on pourrait être choqué. Mais comme il prendra le temps de s’assurer que la transition se fera en douce, je suis convaincu qu’on s’habituera graduellement à ses apparitions de plus en plus espacées et que son ou ses successeurs sauront gagner le respect de la communauté.

Il ne faut pas se faire de fausses idées: La plupart des web entrepreneurs derrières nos sites préférés aimeraient tôt ou tard vendre leur projet pour profiter d'une retraite anticipée. Je vois mal Éric de Fuzz, les gars de Scoopeo, Ziki, Yoono ou d'autres refuser une offre alléchante par un quelconque principe.

Bref, j’ai confiance que tout se passera bien et que dans 6 mois la poussière sera retombée depuis longtemps. LaFraise sera encore LaFraise, mais en version améliorée. Je ne pense pas que Patrice aurait vendu un projet où il a mis tant d’énergie, de passion et de temps à du monde qui ne partagent pas ses valeurs. Donnons donc du temps et la chance à SpreadShirt de faire valoir ce dont ils sont capables et souhaitons bonne retraite à Patrice!

18 juillet 2006

Un blogue ou un site web pour mon entreprise?

Voilà une question que je me fais poser souvent. Et si les blogues existaient depuis 1991, probablement que je me l’aurais fait poser plus souvent encore. Et la réponse n’est pas si simple.

Tout d’abord, il faut penser aux objectifs de votre entreprise et à quoi servira une présence sur Internet dans l’atteinte de ceux-ci. Pensons à un commerce local qui vend du pain et du café aux gens du quartier: nul doute que le propriétaire perdra temps et argent à trop investir sur Internet. Une vitrine sur Internet présentant l’entreprise et 2-3 autres trucs fera amplement l’affaire.

À l’opposé, le jeune professionnel de la finance désirant se monter une clientèle internationale et augmenter sa visibilité ainsi que sa valeur marchande, aura tout intérêt à se servir d’Internet. Pour lui, un blogue peut être un outil de marketing très efficace et surtout, peu coûteux.

D’ailleurs, c’est exactement ce que je fais avec mon blogue. Pourquoi je blogue? Pour me défouler? Non. Pour contribuer à bâtir un meilleur monde? Non. Pour accroître ma crédibilité, me faire connaître, me faire des contacts? Oui.

Alors pourquoi je n’ai pas fait seulement un site web me présentant? Parce que ce n’est pas suffisant pour gagner une crédibilité. Le blogue permet le même genre d’interaction que dans un milieu professionnel.

Vous savez, vous entrez en contact avec des gens et vous apprenez à les connaître peu à peu. La confiance et la crédibilité se créent au fil du temps. Imaginez alors qu’au lieu de cette personne, vous avez droit à sa même photo et un petit texte de présentation jour après jour. Ce n’est pas une représentation statique d’une personne qui lui fera gagner des points, mais bien d’être dynamique et de paraître vivant.

Alors pour mon entreprise, je fais un site web, un blogue ou les deux? Je pense qu’un site web est habituellement de mise pour présenter l’entreprise, ses produits, ses services et ses coordonnées. Ensuite, un blogue? Dites-vous qu’un blogue est un contrat exigeant. N’imaginez pas lancer un blogue et pouvoir le laisser pourrir trois semaines plus tard. Vous auriez l’air de ne pas savoir où vous allez ou pire, d’avoir l’air d’abandonner facilement.

Donc pour entretenir un blogue, ça vous prend de quoi à dire. Pouvez-vous parler de votre commerce, de l’industrie, du marché régulièrement? Ce n’est pas obligatoire d’écrire à tous les jours. D’ailleurs, il vaut mieux se taire que de parler pour rien. Et les internautes ne sont pas fous, ils disparaîtront vite si vous n’êtes pas intéressant. Oui, parce qu’en plus d’écrire, il faut être intéressant.

Avez-vous un talent pour l’écriture et êtes-vous motivés à partager avec le monde entier? Un certain talent avec une écriture soignée, c’est important. Nombreux sont ceux qui feraient la grimace à lire un texte d’entreprise bourré de fautes. Et sans motivation, ça va paraître dans le texte que vous avez hâte de le finir…

Donc, pour planifier son entrée dans la blogosphère, je vous suggère de faire une liste des sujets dont vous pourriez parler. Ensuite, demandez-vous si vous-même seriez intéressés à lire ces textes! Si oui, c’est bon signe, sinon on recommence l’étape 1. Ensuite, informez-vous. Qu’est-ce que les autres blogueurs de votre domaine disent? Où prennent-ils leurs sources?

Faites l’exercice d’écrire des petits textes à propos de votre domaine quelques fois par semaine. Vous verrez bien si vous avez le tour et si vous avez du plaisir à bloguer. C’est en bloguant qu’on devient blogueur!

Je le répète encore : Un blogue d’entreprise est un contrat. Si vous ne pensez pas pouvoir l’entretenir, oubliez cette idée. Nombreux sont les blogueurs qui abandonnent avant 3 mois. Ceux qui réussissent et dont l’entreprise profite du succès, sont ceux qui persévèrent, qui ont choisis leur créneau et qui sont encore là après un an.

Aussi, ne rêvez pas en couleur : Le succès instantané n’existe pas. Vous verrez probablement les effets positifs de votre blogue après quelques mois seulement. Vous devez entre temps le faire connaître, échanger des liens avec d’autres blogueurs, etc. Le but est que les autres parlent de vous volontairement. C’est alors là que vous pourrez dire que vous êtes sur le chemin du succès. Et pour en arriver là, il n’y a pas de recette magique à part être soi-même et travailler fort.

Bref, si vous avez le moindre doute quant à votre motivation, votre volonté de bloguer ou même quand aux résultats que cet exercice peut apporter alors ne faites pas le saut et laissez mûrir l’idée. Il est inutile de se tirer dans le pied juste pour être à la saveur du jour. Votre commerce et votre clientèle se contenteront amplement d’un simple site web.

Finalement, un compromis intéressant qui évite les contraintes d’entretenir un blogue est de participer à des médias citoyen comme Cent Papiers et Agoravox. Ce sont des journaux où les utilisateurs font l’actualité. Vous pouvez donc écrire des articles de temps à autre. Vous augmentez donc votre visibilité sans le stress de devoir toujours mettre à jour un blogue.

17 juillet 2006

La fraude des pubs au clic atteint 15%

Selon une étude de Outsell, 15% des clics sur les publicités textes style Google AdSense, MSN ou Yahoo! seraient frauduleux. Si vous faites le calcul, c'est dispendieux!

J'avais déjà parlé de la fraude et de ma déception quant aux résultats que j'avais obtenus suite à l'utilisation d'AdWords. Mais là, c'est carrément fou: je m'attendais à un chiffre plus grand que 1%, mais pas autant que 15%!

Un simple calcul montre l'importance du chiffre:

Vous avez un budget de 1000$. Les mots clés achetés sont à 1$ du clic. Vous avez donc 1000 clics qui devrait pour attirer 1000 visiteurs. 15%, c'est donc 150 clics qui ne vous rapporteront rien, mais qui vous auront coûté 150$.

Le budget de 1000$ ici est relativement petit lorsqu'on pense qu'il y a des société qui placent plus de 50% de leur budget dans les liens sponsorisés.

Bien sûr, il ne faut pas partir en peur avec ce chiffre. Ce n'est pas parce que l'étude parle de 15% que tous les annonceurs ont nécessairement 15% de fraude. À mon avis, il y a des domaines plus touchés que d'autres comme ceux où il y a beaucoup de compétition tel que le contenu pour adultes, la finance, certains logiciels peut-être. Je doute fort que l'auberge de campagne qui a peu de compétition ou d'ennemi et dont les mots clés sont « auberge st-clinclin » soit victime d'autant de fraude.

Bref, la morale de l'histoire est de bien dosé l'achat des mots clés et de surtout bien vérifier les résultats obtenus. Par exemple, avec un peu de programmation, vous pouvez suivre le trajet des visiteurs provenant des publicités. Si vous vous rendez compte qu'ils quittent après la première page, il y a sûrement lieu de regarder la cause du problème de plus près...

14 juillet 2006

Podcast: Cliniquement Chill - épisode 15

Voilà notre épisode 15. Il a fait très chaud et il y avait encore des papillons gros comme des chats et des moustiques affamés. L'épisode est plus relaxe cette semaine car je suis en fin de semestre à l'université et j'ai hâte que ça finisse.

Au menu cette semaine :

« C'est la Zidane manie, la nouvelle présentatrice de RocketBoom a fait ces débuts cette semaine, Stephan Hawking s'interroge quant à l'avenir de la race humaine, Montréalcafé.com, un trombone contre une maison, My space devant Yahoo et Google, Ebay refuse Checkout, Craigslist.org, mettre des titres dynamiques dans les pubs adWords. »

Écouter le podcast

13 juillet 2006

RocketBoom: 40 000$ pour une pub

La nouvelle date un peu, mais je n'avais pas vu que des spots publicitaires pouvaient se vendre autant sur un videocast. RocketBoom a placé ses spots publicitaires sur eBay en mars. L'entreprise, dont les shows sont apparement vus par 130 000 personnes, a donc vendu ses 5 premiers spots pour 40 000$. Pas mal pour un petit show sur Internet! On peut voir l'annonce a la fin de ce show.

Évidement, c'était dans le temps d'Amanda Congdon. Depuis la chicane entre elle et le producteur, RocketBoom va essayer de revenir avec une nouvelle présentatrice.

12 juillet 2006

RocketBoom: Voici la remplaçante d'Amanda Congdon


On pourrait en parler longtemps, mais je vais faire ça court: Ayoye!!

Wired nous apprend que le producteur du show Rocketboom a trouvé la remplaçante d'Amanda Congdon: Joanna Colan. Elle a été trouvée sur le site CraigsList: C'est bien pour dire qu'on trouve vraiment de tout sur ce site...

Alors arrivera-t-elle a remplacer et faire oublier Amanda? Je ne sais pas, mais d'un point de vu typiquement masculin, elle est très jolie!

Elle a d'ailleurs lancé son blogue où elle confirme être la nouvelle présentatrice de RocketBoom.

Je promets plus de commentaires dans notre podcast de cette semaine.

MySpace devance Yahoo! et Google

Ça, c'est du trafic! La firme Hitwise a annoncé dans ses derniers résultats de recherche que MySpace a récolté 4,46% du toutes les visites sur Internet aux USA dans la première semaine de juillet. Vous vous en doutez, c'est énormément d'achalandage. En comparaison, ce blogue à attiré au moins 0.00000001% (arrondi) de toutes les visites selon mes chiffres.

Être plus visité que Yahoo! et Google, ce n'est pas rien. Dans le secteur des réseaux sociaux, MySpace récolte 80% des visteurs. Loin devant FaceBook qui récolte 7.6%.

Voilà le classement:

1. MySpace 4.46%
2. Yahoo! Mail 4.42%
3. Yahoo! 4.25%
4. Google 3.89%
5. MySpace Mail 2.85%
6. MSN Hotmail 2.39%
7. MSN 1.92%
8. eBay 1.59%
9. Yahoo! Search 1.36%
10. MSN Search 0.93%

Ces chiffres doivent faire plaisir à News Corp. qui ont payé 580 M$ US pour acquérir MySpace. Le site est populaire, mais j'ai toujours hâte de voir les profits que ça générera... si ça en génère un jour. Beaucoup d'articles semblent dire que les annonceurs préfèrent les médias tels que Google et Yahoo!. A suivre!

Podcast: Cliniquement Gamerz épisode #2

Les freaks des jeux vidéos sont de retour. Cette fois, 37% moins de Jibs (hourra!) et 37% plus de Pwère (ça revient au même non?).

Voici le synopsis du show:

« Pour ce 2e show nous couvrons d'abord les rumeurs de la semaine, à propos du iPod killer de Microsoft et de la production du Wii. Nous regardons ensuite les sorties intéressantes pour le reste du mois, suivi d'une review de Total War: Alexander. Finalement, nos classiques Palmarès reviennent en force avec les armes les plus satisfaisantes. »

Écoutez l'épisode de Cliniquement Gamerz

11 juillet 2006

Un titre dynamique pour les pubs AdWords

Ne serait-il pas intéressant de pouvoir placer un titre dynamique dans ses pub Google? C'est-à-dire que les mot clés cherchés par l’internaute apparaisse dans le titre de notre annonce? Et bien apparemment que c’est possible. Voici la recette que j’ai trouvé sur le bogue de Eric Wolfram: Dynamic Headlines in Google Adwords: An Undocumented Feature.

Il est logique de penser qu’un internaute recherchant « lecteur dvd » sera plus enclin à cliquer sur une pub comportant « lecteur dvd » que « pièces électroniques » par exemple.

Donc supposons que vous avez choisi les mots clés suivant pour votre campagne :

- dvd
- lecteurs dvd
- graveur dvd
- HDTV
- THX
- Films dvd

Et que votre pub est construite de cette façon :

Lecteurs DVD
Achetez des DVD pas cher!
Qualité et d’autres trucs cool.


Cette annonce apparaitra tel quel peu importe les mots clés recherchés par l’internaute.

Par contre, si vous construisez votre annonce de cette manière :

{keyword:Lecteurs DVD}
Achetez des DVD pas cher!
Qualité et d’autres trucs cool.


Et que l’internaute recherche « films dvd » alors le résultat sera le suivant :

Films DVD
Achetez des DVD pas cher!
Qualité et d’autres trucs cool.


Si le mot clé ou la phrase sont plus longs que 25 caractères alors la phrase « lecteurs DVD » apparaîtra. Notez que la phrase de rechange, soit « lecteurs DVD » est limitée à 15 caractères.

Des variantes sont possibles en jouant avec les majuscules:

{KeyWord:titre exemple} donnera « Titre Exemple »
{keyword:titre exemple} donnera « titre exemple »
{Keyword:titre exemple} donnera « Titre exemple »
{KEYWORD:titre exemple} donnera « TITRE EXEMPLE »


Cette dernière variante me semble agressante par contre. Je n’aimerais pas voir des pubs en majuscule sur mon site. D’ailleurs, je crois que Google ne permet que la première lettre en majuscule.

Je l'ai testé et ça fonctionne. Je croyais que la modification allait être refusée lors de l'enregistrement de l'annonce, mais non, tout a été accepté.

Notez que ce truc n’est pas documenté donc je crois qu’il s’agit d’une pratique non recommandée. Google est très stricte par rapport à ce que l’on peut mettre dans le titre. D’ailleurs, si tout le monde faisait ça, il est bien possible que Google l’interdise et considère ceci comme un bug. Imaginez si tout le monde faisait ça, toutes les pubs auraient le même titre. Mais bon, si c’est possible, pourquoi ne pas l’utiliser. Avec modération bien sûr!

10 juillet 2006

One red paper clip: Il a sa maison!

C'est fait. Le gars qui a lancé le projet d'obtenir une maison en faisant d'une troc en partant avec un trombone à réussi. Il a échangé un rôle dans un film contre une maison en Saskathewan.

Incroyable histoire qui a commencé il y a un an avec un simple trombone rouge. Maintenant le gars est connu partout sur la planète et participe à des émissions telles que Good Morning America et CNN today.

Internet permet vraiment des trucs incroyables...

Lire le blogue One red paper clip

eBay refuse Google Checkout

Fallait s'en attendre: eBay à décidé de refuser la plateforme de paiement de Google pour son site! Le service n'est pas assez mature apparament... Google de rétorquer qu'ils sont suffisament d'expérience en paiements éléctroniques grâce à AdWords et AdSense... On se doute bien que eBay veut pas voir Google jouer dans les plates bandes de Pay Pal, propriété de eBay et qui sert au site d'enchères!

Tembo : Un téléphone pour mauvais payeur

Je visitais le site de Cyberpresse dernièrement et j’ai vu une pub Google qui a attiré mon attention. Il s’agissait d’une pub de Tembo. Je clique, je vais voir car je suis curieux de voir quel genre d’entreprise est-ce.

J’ai trouvé amusant de constater que c’est un service téléphonique pour mauvais payeur. Ainsi, si vous n’êtes plus capable de vous brancher chez les opérateurs réguliers, Tembo se fait une joie de vous accepter comme client. C’est un modèle d’affaires avec un marché cible comme un autre après tout. Le truc pour contrer les mauvais payeurs est d’offrir un service prépayé! S’ils ne paient pas à l’avance, pas de service. Simple non?

Trois choses m’ont amusés dans cette visite. Tout d’abord, c’est une publicité sur Internet qui s’adresse à ceux qui ont été débranchés par la compagnie de téléphone et qui sont mauvais payeurs. Dans la majorité des cas, ça prend une ligne de téléphone pour accéder à Internet, non? Je me trompe peut-être, mais pour une telle clientèle, Internet ne me semble pas le bon moyen pour la rejoindre…

Deuxièmement, ce sont des pubs francophones donc j’imagine qui s’adressent au marché québécois principalement. Je fouille pour contacter l’entreprise. Il y a plein de point de service partout au Canada, mais aucun au Québec? Pourquoi faire un site francophone et de la publicité francophone si aucun service n’est offert ici? Bien sûr, le service au Québec est offert par Bell Canada et leur centre d'appels est à Victoria, BC. En y regardant de plus près, les centre de services au pays sont principalement des Cash Store. Ce sont des centres d'avance d'argent... opérés par la même compagnie que Tembo et qui avancent de l'argent à ceux qui n'en ont pas! Décidément, ils ont choisis leur créneau et s'y collent! Les frais pour une avance sont de 20%... ça, ça fait mal au portefeuille!

Troisièmement, prenez la peine de tester votre site avec Internet Explorer et Firefox au moins. J’utilise IE et les liens dans le haut demandent 2 clics en raison de l’animation. Deux clics pour se rendre à une page c’est insensé, c’est connu. J’ai testé avec FireFox et ça fonctionne bien cependant. Mais comme IE a encore 80% de marché, ce n’est pas le genre de chose que je laisserais passer.

Finalement, on voit souvent ce modèle d’affaires ciblant les mauvais payeurs que ce soit en assurances ou dans les compagnies de crédit. Comme les autres, Tembo charge un bras et une jambe pour ses services. Presque le double d’une ligne téléphonique d’un opérateur normal. Comme quoi il est préférable d’avoir un bon dossier de crédit et de faire ses paiement à temps!

06 juillet 2006

Votre Million Dollar Home Page en 2 minutes

Qu’est-ce que j’adore les américains et leur incroyable sens du business développé. Autant qu’ils peuvent sortir des produits innovants qui changent le monde, autant ils m’amusent avec leur gadgets inutiles sortis tout droit d’une boite de céréales. Par-dessus tout, c’est cette manière de vendre qui est typique aux américains. Ceux-ci sont sont friands de nouveautés et de sensationnalisme. Concepts souvent repris dans leurs populaires info-publicités télévisés qui e ontn rendu plus d’un millionnaire…

Le dernier que je viens de découvrir est Link Sizzler. C’est un logiciel clé en main qui vous construit un site inspiré de The Million Dollar Home Page en quelques minutes, sans grande connaissance. Le premier site construit par ce logiciel est 500words.com, propriété de Link Sizzler. En achetant ce logiciel, vous pouvez donc vous aussi créer votre propre site qui vous rendra millionnaire en quelques jours. Les idées sont illimités :

200cars.com
100realtors.com
500cities.com
250recipes.com
300affiliates.com
1000products.com
50opportunities.com


Vous voyez le genre?

Ce qui m’amuse le plus là dedans est la page web de Link Sizzler. C’est une info-pub comme seuls les américains savent le faire. Elle joue sur une corde sensible, soit celle de faire un max de fric en peu de temps. Qui ne rêve pas de faire 20 000$ en 24 heures? Et bien, avec Link Sizzler vous pouvez … apparament!

On retrouve tous les ingrédients d’une bonne info-pub qui attrapera un beau poisson : Les couleurs vives, les questions du genre « Qui d’autre veut faire 20 000$ en 24 heures? » et bien sûr, les offres promotionnelles qu’on ne peut pas refuser! Sans oublier que c’est une offre limitée et que seulement 200 logiciels sont à vendre…

J’ai vraiment eu du plaisir à lire cette page et à m’imaginer toutes ces pauvres personnes qui vont dépenser entre 497$ et 997$ pour ce logiciel que n’importe quel programmeur amateur peut construire en 1 journée. Tout ceci dans l'espoir de faire instantanément la « passe de cash » comme on le dit si bien au Québec!

Le seul qui fera véritablement de l’argent avec ce truc, c’est le fondateur. C’est un autre buzz à l’américaine qui fera parler de lui pendant quelques jours et où des personnes auront donner volontairement leur argent à une autre. Tant mieux pour le fondateur, il aura réussi à faire de l’argent avec Internet. Ce n’est bien sûr pas le genre de business que j’encourage, mais s’il y a du monde prêt à dépenser volontairement pour son projet alors c’est parfait, qu'il en profites! Cependant, c’est triste de voir qu’un concept tellement brillant comme The Million Dollar Home Page donne des dérivés insignifiants du genre.

Ombre au tableau, le site 1000wordpage.com clame sur son blogue qu’il est l’inventeur de ce concept et que 500words.com l’a copié sans lui rendre crédit. Si c’est le cas, c’est évidement choquant. Malheureusement, la réalité d’Internet fait que n’importe quelle idée et concept moindrement brillants faciles à reproduire seront reproduits assez rapidement par des gens de partout sur la planète. Et ce, souvent sans le moindre scrupule...

Comment ils sont devenus millionnaires avec eBay

Je viens de lire un excellent article sur Entrepreneur.com à propos de success stories de gens devenus millionnaires simplement grâce à eBay. Simplement, le mot est fort un peu puisque je doute que ceux-ci aient générés autant de ventes simplement en regardant leur écran.

Néanmoins, ceci démontre qu'il n'est pas nécessaire d'être un crack de l’informatique ou un génie du commerce électronique pour réussir à faire de l’argent sur Internet. Les principes de base en affaires s’appliquent aussi dans le monde électronique : Une idée, de la volonté et plan d’action. Ensuite, ce sont des relations d’affaires avec les clients qui se construisent au fur et à mesure que l’entreprise grossit.

Il est insensé de croire pouvoir lancer sa business sur eBay en 2 jours en vendant n’importe quoi au premier venu. EBay est fait en sorte que ce genre de web entrepreneur est vite mis de côté par la communauté. En revanche, un entrepreneur sérieux peut se démarquer et faire beaucoup d’argent comme le montre les 10 exemples de l’article.

Dans le premier, le gars voulait savoir si l’on pouvait vendre des bijoux sur Internet. Il a été à Manhattan pour se trouver des fournisseurs malgré qu’il ne connaisse rien en bijouterie. Il a acheté quelques bagues avec des diamants et les as revendus avec un profit. Voilà, ça commence de même et il prévoit maintenant des ventes de 8 à 10 millions de dollars US cette année. Pas mal pour une entreprise fondée en 2003!

Un autre fait 2.5M de ventes en vendant des modèles réduits de train et leurs accessoires… Imaginez-vous une boutique au centre d’achat vendant le même genre de produit faire 2.5M de chiffres d’affaires? J’en doute un peu! Internet, et principalement avec une plateforme comme eBay, permet à des web entrepreneurs de générer des revenus incroyables.

Évidement, Internet et eBay facilitant les choses, il est plus facile pour tout le monde de se lancer en affaires. Ceci augmente donc la compétition. Il y a plus de 430 000 personnes qui vendent à temps plein. Les règles du marché s’appliquent toujours et ceux s’y conformant ont plus de chance de réussir. Par exemple, faire du spam ou inonder eBay de vos produits devrait vite se revirer contre vous.

Bref, un excellent article pouvant inspirer quiconque désire se lancer en affaires. EBay est un levier incroyable pour faire croître son entreprise et atteindre une masse de nouveaux clients.


Lire l'article

05 juillet 2006

EeFoof.com : Un YouTube qui paie pour le contenu

Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour attirer des visiteurs... EeFoof.com, un concurrent de YouTube, est un site communautaire qui diffuse des vidéos, de l’audio et des images soumis par les internautes. La différence, c’est que celui-ci versera une redevance aux contributeurs en fonction de l’achalandage créé par leur contenu.

Voici un exemple tiré de leur site :


eefoof image hits for the month: 10 000
FUNNY.JPG hits for the month: 100
eefoof image ad revenue: $1 000
FUNNY.JPG revenue earned: $10.00
eefoof's expenses $5.00
FUNNY.JPG earned you: $5.00


Bien sûr, je doute un peu de ces chiffres. Parions que dans la réalité, ça ressemblera plutôt à ceci :


eefoof image hits for the month: 10 000 000
FUNNY.JPG hits for the month: 100
eefoof image ad revenue: $1 000
FUNNY.JPG revenue earned: $0.01
eefoof's expenses $50 000
FUNNY.JPG earned you:$0


Bien que l’idée puisse être intéressante, elle ne rapportera pas réellement aux internautes qui contribuent. Évidement, les fondateurs pourront peut-être s’en mettre plein les poches, et c’est légitime, mais même eux risquent d’avoir des problèmes comme payer la bande passante par exemple. Nous n’avons qu’à penser à YouTube et son million de dollars en frais mensuels… ouch!

De plus, EeFoof dit redistribuer les revenus publicitaires… mais où sont ces publicités? J’ai fouillé et je n’en ai trouvé aucune. Peut-être des commanditaires, mais encore là, rien n’est affiché. On peut croire que ce sera sur le site ultérieurement, lorsqu’ils auront atteint un certain trafic. Ils promettent d’ailleurs de ne jamais afficher de pop-ups.

C’est bien évident que le modèle d’affaires et la stratégie du site sont basés sur le partage de revenus. Mais j’ai un doute quant au succès de ce modèle. Je crois que les internautes utiliseront le site simplement pour placer leur vidéos et images sur une autre plateforme que YouTube ou Google Videos, de sorte qu’il récolteront plus de visibilité. Les possibilités de revenus minimes n’auront pas un effet motivateur longtemps.

Imaginez que pour une image soumise, celle-ci récolte 1000 hits. Supposons aussi que le site lui-même récolte 10 000 000 de hits. Disons aussi que tous les membres ont une image à 1000 hits, donc on a 10 000 membres. Si le site verse 5$ à tous ceux qui ont 1000 hits, on peut calculer que ça coûtera 50 000$ en redevances mensuelles? C’est incroyable et insensé. Il faudrait alors qu’un tel site génère plus de 100 000$ de revenus publicitaires par mois, donc plus d’un million par année. On sait très bien que c’est dur de vendre de la publicité. Et encore, mes estimations de la bande passante sont très conservatrices! N’est pas Google qui veut…

Plusieurs sites ont déjà essayé le partage de revenus, mais à ma connaissance, aucun n’a vraiment réussi ou encore n’est bien connu. À part peut-être les trucs d’affiliation ou de redevances comme les casinos en ligne offrent par exemple. Mais là, on parle d'un modèle très différent. L’idée de base est intéressante et leur permet de faire parler d’eux. Je crois cependant qu’ils devront innover et trouver un moyen de se distancer des concurrents pour faire leur marque et bousculer YouTube.

En terminant, quelqu’un sait comment prononcer Eefoof?

04 juillet 2006

Cliniquement Gamerz : Le pilote est en ligne

Quoi? Cliniquement Chill ou Cliniquement Gamerz?? Cliniquement Gamerz, vous avez bien lu. Le spin-off de Cliniquement Chill, un podcast dédié aux jeux vidéos, est maintenant en ligne. C'est un épisode pilote animé par le fameux Jibs alias Jean-Baptiste Blanchet et la Pwere (dit comme le fruit poire) alias Mathieu Pelletier.

Au menu dans ce pilote:

« Dans notre premier épisode, nous essayons GR:AW et Hitman 4, nous rêvassons sur le Wii, nous parlons du Asus M2N32SLI-Deluxe et nous établissons le palmarès définitif des personnages de jeux vidéo with an Attitude. »

Écoutez l'épisode de Cliniquement Gamerz

03 juillet 2006

La mode du Web 2.0 bêta

Avez-vous remarqué que la majorité des nouveaux sites dits « Web 2.0 » sont lancés en version bêta? On peut penser à BluBrry, Wikio, ou Flickr (Ha non, lui est maintenant en version Gamma!) et on pourrait en ajouter des centaines à cette liste. On a qu'à regarder cette mozaique des logos Web 2.0 pour comprendre... Un site sur deux est en bêta! Je me demande donc quelle est cette mode de lancer un site en version bêta.

On comprend qu’une version bêta est pour tester le produit auprès de la clientèle pour corriger les derniers bogues et faire quelques ajustements. Je doute cependant que ce soit le but de toutes ces versions bêta que l’on voit fleurir depuis quelques temps. Je crois qu’on voit bêta partout parce qu’on voit bêta partout…

Est-ce parce que les fondateurs veulent lancer leur idée le plus rapidement possible? Si c’est le cas, pourquoi lancer un service incomplet? Je ne comprends pas l’utilité de lancer un site avec la moitié des fonctionnalités disponibles. Certes, on peut annoncer qu’une fonction x apparaîtra prochainement, mais de là à dire que l’ensemble du site apparaîtra prochainement, c’est pathétique à mon avis. Ceci lance le message : « j’ai beaucoup d’idée, mais rien de planifié et de construit alors je lance ça n’importe comment et on verra pour le reste ». Bien sûr, ça peut fonctionner. Pour un site, ça passe, mais que tout le monde se lance dans les version bêta? Ça m’agace.

Est-ce pour faire parler de leur site avant le « lancement officiel »? Si oui, pourquoi ne pas simplement faire une page d’accueil annonçant le site, son ouverture et ses fonctionnalités prochainement?

Est-ce pour être certain d’être les « premiers » à avoir eu l’idée et la mettre en ligne? Ça pourrait expliquer… Mais quand on a confiance en notre idée, que notre plan de match est bien préparé et détaillé, pourquoi se soucier de ce qu’un autre pourrait penser ou faire? Bien franchement, je pense que le site qui lance en version 1.0 avec un plan stratégique deux mois après un concurrent en version bêta sans plan d’action aura beaucoup plus de succès à long terme. Long terme est le mot clé ici. On pense souvent au succès à court terme, mais en réalité, le succès se construit à long terme. Alors c’est quoi deux ou trois mois de préparation de plus avant de lancer un site web?

Est-ce parce que tout le monde lance des sites en version bêta? Pourquoi pas. C’est la mode après tout! « Hey, as-tu vu le mec là bas, il lance son site en version 1.0! Qu’est-ce qu’il est ringard! ». Il y a effectivement une mode car depuis la quinzaine d’années que j’utilise Internet, c’est la première fois qu’il y a autant de sites lancés en version bêta. Le premier Yahoo! que j’ai vu en 1994 n’était pas en bêta, pas plus que Google ou Aol ou MSN ou bon nombre de sites lancés depuis.

Bref, je trouve ça désolant de voir autant de sites en version bêta. J’aime bien l’approche de Google lorsqu’ils lancent un service en version vraiment bêta : Celui-ci est testé par des utilisateurs sur invitation seulement. Ça permet donc de tester le service et de corriger les bogues sans pour autant lancer un service grand public à moitié fonctionnel. Ceci a aussi l’avantage de faire parler d’eux. Donc tous les aspects positifs recherchés par une version bêta sans avoir les inconvénients d’un site incomplet accessible à tous. Personnellement, ça me frustre de cliquer sur une section d’un site et de voir apparaître « en construction » ou « à venir »… Ha bien sûr, c’est en version bêta alors ça excuse toutes les lacunes du site!

Aurait-on idée d’ouvrir un magasin, un restaurant ou un hôtel en version bêta? Bien sûr que non! Vous vous imaginez lire le menu complet mais où le chef ne cuisine que deux ou trois plats? Reviendrez-vous dans ce restaurant? Avant de lancer une telle entreprise, on fait une étude de marché, on valide nos idées et concepts auprès de la clientèle cible. Ensuite, on planifie la construction en s’assurant de la qualité au fur et à mesure pour finalement lancer un produit fini entièrement fonctionnel. Pourquoi ne pas appliquer cette recette aux sites web?

Ce n’est pas gênant du tout de lancer un site en version 1.0. Si votre site web est bien fait, les utilisateurs sauront comment vous faire part d’éventuelles erreurs, bogues ou encore de suggestions ou améliorations. Après tout, un site web n’est jamais 100% parfait et est habituellement toujours en évolution. C’est un des avantages du web sur les logiciels : On peut le mettre à jour constamment et en temps réel. Donc soit on dit que les sites web sont toujours en version bêta, auquel quel cas il est inutile de le spécifier, ou bien on lance les sites en version 1.0, auquel cas il est aussi inutile de spécifier bêta pour paraître « cool ». Je considère donc qu’il est préférable de bien planifier le développement ainsi que le lancement d’un site web plutôt que de tout précipiter sans réfléchir en espérant que les utilisateurs nous pardonnent pour notre incompétence et notre manque de planification stratégique car notre site est en version bêta…