30 juin 2006

Podcast: Cliniquement Chill - épisode 13

Voilà notre épisode 13, celui qui porte malheur! Des problèmes, des conflits, l'humidité et des papillons de nuit gros comme des chats n'ont, malgré tout, pas réussi à nous empêcher de sortir notre épisode à temps! Un autre bon show signé StephG et ChrisP.

Au menu cette semaine :
1- CliniquementGamerz prochainement dans vos oreilles!
2- Culture Web, Le Top de Nuouz.
3- Comment ne pas réussir un site de e-commerce. La revue Commerce nous a donné tout un exemple cette semaine.
4- Comment réussir un site de e-commerce. Le mariage parfait entre le commerce traditionnel et le e-commerce.
5- Le podcast de la semaine: askaninja.com You got questions, Ninja Got anwsers!


Écouter le podcast

28 juin 2006

L’Open Source : une affaire d’égoïstes?

Voilà une déclaration incendiaire qui risque de choquer les esprits socialistes qui ne jurent que par l’Open Source (OS)! C’est ce qu’a évoqué Simon Phipps, directeur de l’OS chez Sun, dans un article de News.com en disant que l'OS est une question d’intérêts personnels. Ainsi, il prétend que pour que l’OS prospère, le monde doit cesser de le voir comme étant gratuit, mais plutôt comme du capitalisme en réseau. Capitalisme et OS, deux mots qui, mis ensemble, donnent souvent des flammèches!

Entre autre, il dit que la communauté à trop longtemps focuser sur le partage du code et devrait maintenant se tourner vers l’enrichissement des intérêts communs. L’OS devrait donc tirer leçon du capitalisme et des capitalistes. Donc au lieu de voir ça comme étant du bénévolat, il faut voir ça comme agir dans ses propres intérêts.

Je pense que M. Phipps a raison et ceci risque d’en choquer plusieurs. Qu’on le veuille ou non, il n’y a rien de gratuit dans la vie et tout à un coût, même l’OS. Dans une logique économique, si l’on veut grandir, s’épanouir et s’enrichir, il faut penser en conséquence. Il y a donc moyen de développer des modèles d’affaires respectant les principes de l’OS tout en créant de la richesse.

D’ailleurs, ce n’est pas nouveau que des entreprises supportant des produits OS font de l’argent. Ces modèles d’affaires sont habituellement développés autour du service technique payant, de la documentation à acheter, etc. Qu’on le veuille ou non, ces entreprises doivent générer des revenus d’une façon ou d’une autre, n’en déplaise aux anti-Microsoft de ce monde!

Mixer commerce tradtionnel et e-commerce

Voilà une idée géniale qui permet à un commerce traditionnel de tirer profit des nouvelles technologies. La Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF) en France vient de lancer un service de rencontres en ligne… pour mettre en contact ses voyageurs!

Ainsi, dès la réservation de leur billet sur le site iDTGV.com, un voyageur pourra entrer en contact avec d’autres voyageurs pour faire plus ample connaissance durant le voyage. On peut imaginer que cela agrémentera sans doute un long voyage comme Paris-Nice par exemple.

Les passagers sont mis en relation en fonction de leurs affinités. Le principe est simple : On choisi un pseudo en ensuite il faut remplir un profil détaillé avec des questions du genre : mes principaux défauts et qualités, mes passe-temps, la ville où l’on voudrait vivre, le pire voisin que l’on puisse avoir dans un train… Vous voyez le genre.

Des annonces sont ensuite postées sur le site : Qui veut jouer au monopoly? Qui connaît un bon resto dans tel coin? Ces annonces sont modérées puisque la SNCF désire proposer un service sérieux et non un site de rencontres frivoles.

Le modèle d’affaires est simple : On charge 1.50 euro à celui qui veut entrer en contact avec d’autres. Le paiement se fait par SMS via un numéro surtaxé. Le portable est donc nécessaire, mais considérant le taux d’utilisation des portables en Europe, je ne pense pas que ça cause problème.

Pour que le projet soit viable, 10 passagers sur 550 par train doivent s’inscrire. Seuls les clients du iDTGV ont accès à ce service. Comme il y a 10 trains par jour, ce sont donc au minimum 100 passagers qui doivent utiliser le service. A plus long terme, la SNCF envisage un réel placement des passagers en fonction de leurs affinités.

Je trouve cette idée vraiment intéressante. Ce là démontre qu’il y a moyen de tirer profit des NTIC même si l’on est dans le commerce plus traditionnel. Il suffit de savoir qui sont nos clients et de penser à comment les NTIC pourraient leur simplifier ou agrémenter la vie. Évidement, la SNCF profite d’un grand bassin d’utilisateur ce qui facilite les choses. Mais on peut déjà imaginer d’autres applications d’affaires qui mixent le traditionnel aux technologies. Qu’on pense aux compagnies aériennes ou pourquoi pas aux hôtels et restaurants!

27 juin 2006

E-commerce 101: Exemple d'un site raté

Ce n’est pas parce qu’on est pro des affaires qu’on est pro des affaires électroniques. Il vient de m’arriver le truc que je croyais impossible de la part d’une publication de renom : Ne pas être capable de m’abonner.

L’histoire se passe la semaine dernière. Je reçois par courrier postal une promotion pour m’abonner à la revue Commerce du Groupe Transcontinental qui publie entres autres, le très populaire et très crédible journal Les Affaires dont je suis abonné. Cette revue, comme son nom le dit, est dédiée au monde du commerce. D’excellents articles y sont publiés.

Alors je veux m’abonner. Premier réflexe : Aller sur le site Internet de la revue. Je google un peu et je trouve le site en moins de deux. Surprise! Ça me redirige sur le site du journal Les Affaires. Et la revue Commerce elle? Je ne sais pas… Je continue à chercher. Je vois un menu déroulant intitulé « Listes des publications ». Dans celui-ci se trouve la Revue Commerce. « Voilà ce fichu site » me dis-je… Et bien non, encore une fois, je tombe sur la page d’accueil du site Les Affaires.

Bon… Je fais quoi maintenant? Je vais aller voir dans la section abonnement. Tout doit être là non? Et bien non. Seuls les abonnements pour le journal Les Affaires sont disponibles. Je cherche encore et encore. Pas un foutu lien ou texte ou indice pouvant me mener au maudit abonnement de Commerce.

Exaspéré après 25 minutes de recherche et de lectures vaines, je décide de contacter le service à la clientèle pour savoir où je peux m’abonner. Ça leur a pris deux jours avant de me répondre… Pas très efficace. Néanmoins, je pourrai maintenant m’abonner car la gentille madame m’a indiqué que l’adresse du site Internet de la revue est Commerce.com Haaaa ok! Je ne savais pas et Google ne m’avait pas amené là.

Je clique tout content d’être arrivé au bout de cette histoire, mais malheur, je tombe sur un site bidon. Un genre de page inutile qu’un type louche a mis en ligne pour aucune raison. C’est une blague? La madame n’a même pas pris la peine de vérifier où elle m’envoyait? Allez voir le site, ça ne vaut pas vraiment la peine, mais juste pour savoir ce que c’est d’être nul en affaires électroniques, ça vaut le coup. Je rappelle que tout ceci a pour but de m’abonner et de dépenser de l’argent dans leur entreprise… Je n’ose pas imaginer ça serait quoi si j’étais pour me plaindre par courriel…

Alors je réponds à la gentille madame pour lui faire part de l’erreur et du manque de sérieux de l’entreprise. Comme la première fois, je reçois une réponse 2 jours ouvrables plus tard, donc 4 jours incluant la fin de semaine. Cette fois, elle me donne un lien direct sur la page d’abonnement : http://www.lesaffaires.com/fr/abonnement/abon_commerce.asp

Sceptique, je clique tout de même. Ayant des attentes presque nulles, je ne suis donc pas surpris de voir ceci lorsque la page ouvre :

Microsoft OLE DB Provider for SQL Server error '80040e14'
Incorrect syntax near the keyword 'AND'.
D:\INETPUB\WWWROOT\LESAFFAIRES\FR\INCLUDE\..
/../Lib/GlobalLibAsp.inc, line 126


C’est une blague ou quoi? Ils ne veulent pas que je m’abonne? Leur page d’abonnement contient une erreur… S’il y a une page importante dans un site de e-commerce, c’est bien la page où les clients vont pour acheter!

Alors encore une fois, je me frappe le nez dans un mur et je ne peux pas m’abonner. Ça sera quoi la prochaine fois? D’ailleurs, est-ce que je veux encore m’abonner? Je dois dire que tout ceci manque énormément de sérieux et de rigueur. On ne parle pas d’un site amateur, mais d’une organisation établie et professionnelle. D’ailleurs, on parle souvent de commerce électronique dans leurs articles. Peut-être devraient-ils appliquer leurs propres recettes que l’on retrouve dans leurs publications.

En conclusion, messieurs et mesdames du Groupe Transcontinental, une révision de vos processus de commerce électronique, principalement pour l’abonnement et le service à la clientèle en ligne, serait sans aucun doute de mise. Sinon, enlevez la partie commerce électronique et servez-vous des canaux plus traditionnels… Au moins, ça évitera bon nombre de frustrations et je pourrai m’abonner en envoyant une archaïque lettre postale.

26 juin 2006

The 1000-Word Page

Voilà un autre dérivé du populaire succès The Million Dollar Home Page. Deux étudiants français en Marketing à l'Université de Londres ont lancés le projet The 1000-Word Page récemment. C'est un outil de publicité en ligne tout comme La page à un million de dollar.

Ici s’arrêtent les comparaisons. Contrairement aux milliers de sites qui ont copié l'idée originale, The 1000-Word Page a au moins innové en réinventant le concept. Ou à tout le moins, en s'assurant d'être différent. Cette fois, au lieu de vendre des pixels en plaçant des images, ce sont des mots clés populaires qui sont vendus. Le fondateur qui m'a contacté parle de son produit comme étant un mix de business en ligne et d'expérimentation artistique.

Je ne sais pas si c'est une idée originale de leur cru ou si c'est inspiré d'ailleurs, mais à première vue, ils semblent être seul à exploiter ce concept... jusqu'à présent. Si le « buzz » est créé, on verra sans doute des tonnes de copies sous peu.

Fait à noter, la simplicité du site. C'est la recette Google qui a fonctionné à merveille. Pas de fla fla, seulement l'idée. J'aurais personnellement ajouté une touche de couleur de plus pour éviter que ça soit seulement bleu et blanc. Je croirais revenir aux premières pages web sans images, juste des liens bleus!

Comme à chaque projet du genre qui est lancé, j'en parle lorsque l'idée est originale. C'est le cas de celle-ci. Il manque seulement le trafic pour créer le Buzz. Et ça, c'est comme jouer à la loterie. En effet, il y a de fortes chances que le projet ne lève pas. Mais tout de même, en n'essayant pas, on est sûr que ça ne fonctionnera pas. Une fois que le monde en a parlé, il faut du monde pour acheter les liens. C'est bien la partie la plus difficile. Au début, personne n’en achète parce que personne n’en achète. Une fois que le produit est connu, c'est l'inverse. Tout le monde en achète parce que tout le monde en achète...

J'ai testé la page d'achat des mots clés. Je n'ai pas compris ce que faisait le gros « Message » en vert en titre de page? Le lien ramène à la même page... Peut-être une forme d'art que je ne comprends pas?

Autre chose qui fait grincer des dents, c'est le rabais de lancement. Le message que ça envoie est : « On est pas capable de vendre alors voilà, on baisse nos prix ». Peut-être pas tout le temps puisqu'en marketing on apprend que faire des rabais est une bonne chose. Mais d'un point de vue de site de publicité en ligne, toutes les copies de The Million Dollar Home Page qui n'ont pas eu de succès ont offert leur inventaire à rabais. Donc on associe « rabais » à l'insuccès. Dans ce cas-ci, je préferais avoir une image de confiance où l'on croit pouvoir vendre les mots aux prix indiqués.

La bonne nouvelle, c'est que le concept de mots clés risque de plaire beaucoup aux outils de recherche grâce aux mots pertinents, donc de plaire à ceux qui ont acheté des mots clés. Reste à voir comment Google réagira face à ce type de page.

Les bénéfices réalisés seront utilisés pour rembourser les prêts étudiant des fondateurs, soutenir une ONG qui fournit des ordinateurs en Afrique et, si ce site dépasse leurs espérances, financer d'autres idées de startup.

Bref, l'idée est bonne et le concept est nouveau. La compétition dans le milieu est forte et le succès est loin d'être garanti. Je salue tout de même l'audace et l'initiative des fondateurs et dans le pire des cas, ça aura été une expérience enrichissante. Dans le meilleur, ils feront plein de fric. On peut croire que le résultat sera quelque part entre les deux.

20 juin 2006

The Fuzz effect vs the Scoopeo effect

Ça faisait longtemps que je voulais écrire sur ce sujet à partir de mon expérience perso. La publication de mon dernier édito sur l’arrivée de Wikio est une excellente occasion.

Pourquoi? Parce que deux phénomènes contraires se sont produits. C’est souvent le cas, mais cette fois, c’était flagrant.

Premièrement, j’écris mon édito et je le poste sur mon blogue. Ensuite, je le publie sur Fuzz et Scoopeo. On ne se le cachera pas, ces deux sites peuvent nous envoyer plus de 200 visiteurs si notre article est publié en Une. Alors on serait fou de s’en passer.

Je vais me coucher et revenir voir les résultats au matin suivant. Ici au Québec, on dort encore pendant que les fuzzeurs travaillent!

Voilà, c’est l’heure de vérité. Est-ce que mon blogue sera envahi par un raz de marée de visiteurs? Je m’attendais quand même à de bons résultats puisque l’article parlait de Fuzz et Scoopeo. Les fidèles seraient sans doute bien sûr accrochés par le titre. Je ne m’étais pas trompé. D’ailleurs, celui-ci devrait également avoir son lot de clics!

Alors dans le coin rouge, Fuzz m’a amené plus de 250 visiteurs et ma nouvelle a passé en Une en moins de 12 heures. Plusieurs commentaires ont été ajoutés, dont un très pertinent du Chef Fuzz. On peut dire qu’à ce moment, Fuzz avait fait ma journée et que je pouvais aller me recoucher.

Et dans le coin bleu, Scoopeo… alors quoi? Bien rien du tout. En effet, mon article avait été supprimé. Sûrement parce qu’il a été étiquetté comme spam. Quelques uns de mes articles ont été supprimés et modéré comme spam par les scoopeurs. Donc pendant le court délai que mon édito a été en vie, j’ai compté une dizaine de visites. J’ai même vu que certains des visiteurs provenaient de la page des scoops presque promus. Est-ce que j’ai eu des votes malgré que je sois un spammeur?

J’ai de la misère à comprendre pourquoi cette différence d’ouverture envers mes articles. Oui, je suis le fondateur de Nuouz qui concurrence Fuzz et Scoopeo, mais je suis loin derrière alors je ne devrais même pas les inquiéter. Je me demande même si on peut appeler Nuouz une menace… D’ailleurs, si mon but était vraiment de prendre la pôle position dans ce marché, je ne parlerais pas aussi souvent de mes concurrents. Je trouve que ce sont deux très bons sites et ça vaut la peine d’en parler. On pourrait croire que je me tire dans le pied, peut-être, mais je crois que plus le concept est connu, plus ça profite à Nuouz et aux autres. Peu importe, je ne fais pas une obsession du succès ou des insuccès de Nuouz.

Alors c’est quoi le problème? D’un côté, mes articles sont passés en Une et amène des discussions intéressantes alors que de l’autre, je suis un spammeur. Sur Scoopeo, j’ai d’ailleurs plusieurs modérations de spammeur sur plusieurs articles, même ceux ne prononçant pas le mot Nuouz! Dans le meilleur des cas, je reçois « nul » comme modération. J’imagine que 3-4 personnes ne m’aiment pas et se lèvent la nuit pour me détester. Je ne crois pas que ce soit les fondateurs. Ils me semblent bien sympathiques malgré le peu de fois qu’on a échangé. Donc les scoopeurs n’aiment pas les blogueurs? N’aiment pas le gars qui a un blogue et qui a Nuouz? Se trompent souvent entre le bouton voter et le bouton spammeur? Ou peut-être est-ce parce qu’on retrouve seulement au Québec la fameuse poutine?

Et pourquoi les fuzzeurs ne me voient pas ainsi? Je ne me rappelle pas d’avoir eu un seul commentaire négatif à mon endroit. Et aucun de mes articles n’a été supprimé. Est-ce que les utilisateurs des deux sites sont vraiment différents?

Si on n’aime pas ce que j’écris, un bon moyen de faire passer son message est de ne pas voter je crois. Comme ça, mon édito meurt par lui-même au bout de quelques jours et personne n’en parle. Par contre, me faire traiter de spammeur, je trouve ça raide.

Bref, pour toutes ces raisons, j’apprécie beaucoup plus Fuzz où l’ouverture est plus présente. Il y a plusieurs bonnes discussions franches et les débats d’idées sont très intéressants. Attention, je ne dis pas que tout les scoopeurs sont des imbéciles, ce n’est pas le cas, seulement que je ne me sens pas le bienvenue contrairement à Fuzz. D’ailleurs, le grand Chef Fuzz en personne, prend la peine de poster des commentaires sur mon blogue! C’est une marque de considération que j’apprécie beaucoup. Si je n’étais qu’un vil spammeur, je ne crois pas qu’il perdrait du temps ainsi.

Morale de l’histoire : Fuzz 1, Scoopeo 0. Voyons voir combien de temps cet article survivra sur Scoopeo cette fois! Ça fera sûrement l’objet d’un commentaire dans notre prochain podcast

19 juin 2006

Podcast: Cliniquement Chill - épisode 11

Avec un peu de retard, l'épisode 11 de Cliniquement Chill est en ligne!

Enregistré un samedi matin plutôt qu'un jeudi soir, l'épisode est tout de même très bon!

Au menu cette semaine : L'Internet à 2 vitesses. Ebay et son wiki. Netscape se mets au digg-like. Encore beaucoup de nouvelles chez Google. Les Top nuouz de la semaine et le podcast d’Amanda Congdon http://www.rocketboom.com/. Elle rock la chick! Il y a même une guerre ouverte entre elle et Ze Frank !

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Wikio: La fin de Fuzz, Nuouz et Scoopeo?

Ça y’est, la grosse machine est lancée. Le site de nouvelles communautaires Wikio est lancé. On en entendait parler depuis plusieurs semaines déjà et son ouverture était attendue. La version pour la France est ouverte, la québécoise, belge et autres suivront dès cet été.

Qu’est-ce que Wikio au fait?

C’est un moteur de recherche d’actualités. Wikio surveille en temps réel des milliers de feed RSS provenant de blogues ou de sites de nouvelles et les classes par thème. Ceux-ci sont classés par pertinence, mais aussi par les votes de la communauté, le même principe que pour des sites comme Nuouz, Fuzz et Scoopeo. En résumé, c’est un gros agrégateur de fils RSS mélangé à un Digg.

Bien que le concept de soit pas révolutionnaire, c’est tout de même phénoménal les moyens qu’ils ont pour arriver à un tel résultat. Sur le blog du fondateur, on apprend qu’ils ont pu compter sur 26 000 bêta testeurs. En comparaison, Nuouz a pu compter sur une dizaine de personnes! Un an de développement a été nécessaire pour finaliser Wikio. On apprend aussi que de grosses pointures du web se sont jointes au club des actionnaires en échange de quelques euros sans doute… Loic Le Meur, Martin Varsavky (FON), Ouriel Ohayon (Techcrunch), Freddy Mini (Musicme) par exemple. Non seulement ils apportent un côté financier, mais je pense que le plus important est leur réputation, leur réseau de contacts sans oublier leurs compétences et leur expérience. Bref, Wikio n’est pas entouré des derniers venus…

Tout ceci contraste énormément avec les projets tels que Scoopeo, Nuouz et Fuzz. À moins que je me trompe, ce sont tous des sites parti de rien, sans grands moyens, seulement avec la motivation de leurs fondateurs. Et au lieu d’un an de développement comme pour Wikio, ils se sont développés en quelques semaines… pas mal pour des web entrepreneurs de sous-sol!

On comprendra que ce type de site, soit les communautés de nouvelles, n’a pas une croissance illimitée et que le marché francophone ne pourra avoir 100 gros joueurs. Nous avons donc d’une part les petits sites indépendants sans énormes moyens et d’autre part, le dernier venu avec son armada de gros noms et de gros portefeuilles.

Suis-je donc en train d’annoncer la mort de Scoopeo, Fuzz et Nuouz? Non, bien sûr que non. Par contre, ça donne inévitablement un coup dans les parties et on doit prendre la menace au sérieux. On peut comprendre que du jour au lendemain, Wikio profitera d’une importante couverture médiatique et de bouche à oreille. Ce qui est bien là dedans, c’est que Wikio est souvent comparé à Digg, donc à Nuouz, Scoopeo et Fuzz. C’est donc de la publicité gratuite. Comme je l’ai déjà mentionné, d’une certaine façon, faire connaître un site de nouvelles communautaires profite à tous les autres.

La loi de la concurrence viendra ensuite faire le ménage. Les consommateurs décideront du site qu’ils préfèrent. Et ce n’est pas parce qu’on rentre dans le marché avec des moyens gigantesques qu’on aura un succès instantané. Bon nombre d’entreprises sont rentrés dans le mur en croyant tout démolir avec leur portefeuille, mais finalement, ce sont les petits esprits créatifs et motivés qui ont survécus. Tout de même, je ne pense pas qu’avec l’équipe qu’ils ont que Wikio se plante aveuglément. On peut même s’attendre à ce qu’il prenne le rôle de leader assez rapidement.

Il un peu tôt pour parler d’impact négatif sur les petits sites, mais si ceux-ci ne réagissent pas, ils vont passer sous le rouleau compresseur qui s’en vient.

Quelles sont les forces de Fuzz, Nuouz et Scoopeo? On le sait, les petits sont habituellement plus agiles et rapides que les gros. Donc, l’innovation et l’évolution se font plus rapidement. De plus, les petits indépendants ont habituellement un fort capital de sympathie qui leur assure un bouche à oreille profitable.

Bref, en bout de ligne, pour tous ces sites, c’est le même principe qui alimente les communautés de nouvelles, les internautes décideront qui reste et qui ferme!

15 juin 2006

Un wiki pour eBay

Quelle bonne idée. Un wiki pour servir de répertoire des trucs et meilleures pratiques sur eBay. Autant pour les vendeurs que pour les acheteurs. Ils sont près de 200 millions d'acheteurs et de vendeurs. Si une poignée met un peu de temps sur le wiki, celui-ci deviendra vite un incontournable mode d'emploi pour faire de l'argent et sauver de l'argent avec eBay.

Le gros avantage, pour eBay bien sûr, c'est que le contenu est créé par les utilisateurs donc eBay n'a rien à faire à part voir son trafic grandir... Elle utilise donc à son avantage la force de la communauté. Et c'est tant mieux puisque les utilisateurs en profiteront également.

Et un autre avantage, financièrement non négligeable pour eBay, c'est que ça va réduire ses coûts de service à la clientèle. En effet, bon nom de questions auront une réponse sur le wiki alors il sera inutile de contacter le service à la clientèle. Moins de service à la clientèle, moins de coûts bien sûr!

Bien sûr, du contenu aussi pertinent ajoute beaucoup de valeur dans les résultats de recherche. Bref, un wiki est un outil de communication et d'échange d'information très efficace, même pour les entreprises comme le montre cet exemple. Un wiki est un site web communautaire où tout le monde peut en modifier le contenu. Le plus populaire est bien sûr l'encyclopédie en ligne Wikipedia.

Moi aussi je veux des bureaux à 319 M$!

Google se paie une gâterie. Elle achète l'édifice où elle était locataire à Mountain View en Californie pour la modique somme de 319 M$ US.

Le siège social de Google est évidement un lieu culte en informatique, dans la même veine que Microsoft, Apple et Yahoo!. Et les employés ont le gros luxe tels quel le gym, le service de garde d'enfants, cafétéria, etc. Google a 7000 employés et a récemment annoncé 1800 offres d'emploi... ayoye!! On peut supposer que la business va bien pour Google...

Curieusement, l'ancien proprio de la place, Silicon Graphics est sur le bord de la faillite. Ainsi va la vie en technos!

Moi aussi je rêve d'acheter mon propore building à 300 M$! Un jour peut-être...

14 juin 2006

L’Internet à deux vitesses pour bientôt?

Le principe de neutralité sur le Net sera bientôt chose du passé. Ce principe qui voulait que tous les utilisateurs finaux du réseau et les créateurs de contenu aient un traitement égal de sorte qu’aucun ne soit favorisé par rapport à un autre, peu importe le type de données ou sa provenance. Par exemple, AOL ne pouvait pas ralentir le site de Yahoo! et accélérer celui de MSN.

Les députés américains ont donc donné raison aux opérateurs qui avançaient que les coûts d’infrastructures et d’opérations, sans cesse grandissants, ne leur donne plus de marge de manœuvre. On se doute bien que l’explosion des vidéos, VoIP et autres ces derniers mois ont dû donner un coup sur la bande passante!

Le débat faisait rage depuis plusieurs mois. Chaque camp ayant de bons et moins bons arguments. Du côté des « pro-neutralité », qui regroupe entre autres le chanteur Moby, Google, Sun, Adobe Systems, Microsoft, eBay et Amazon, on plaide les injustices que cela pourra créer. En effet, les pays riches seront évidement favorisés par un tel système. De plus, les petits entrepreneurs de sous-sol, d’où plusieurs idées brillantes sont sorties et ont fait la réputation du web, auront peut-être de la difficulté à assumer les futurs coûts pour avoir accès à un Internet performant.

Du côté des opposants à la neutralité, principalement des grands opérateurs de télécoms tels que AT&T, Bellsouth et Comcast, ils affirment que la neutralité est déjà chose du passée depuis longtemps et qu’une meilleure gestion du contenu profitera aux utilisateurs finaux. Et on se doute bien que les opérateurs aimeraient capitaliser sur le succès des grands sites web.

Alors quoi penser de tout ça? Après tout, plusieurs sites font un max de fric ou se vendent des centaines de millions en empruntant le réseau des opérateurs. Mais n’oublions pas que la bande passante n’est pas gratuite et que bien souvent, on la paie déjà à fort prix! Alors ils ont déjà leur part du gâteau à mon avis… Pensons seulement au million par mois dépensé par YouTube seulement …

Je pense que mettre en place un système à deux vitesses sur Internet est un dangereux précédent. Il est peut-être tôt pour paniquer, mais on peut imaginer ce que ça peut amener. Les américains ont de grosses infrastructures de télécoms et une importante quantité du trafic Internet mondial y passe tous les jours. Comment celui-ci serait filtré? Une alliance entre At&t et Google m’empêcherait de voir MSN une fois sur trois? Mon petit site Internet aurait-il l’équivalent d’un modem 56K pour fournir tous mes visiteurs? Que ferait un nouveau YouTube, Digg et autres?

Est-ce que ça limiterait les innovations du web? C’est un lieu fertile pour l’imagination de bons nombres de créateurs web. On voit un nouveau succès sur le web à tous les mois ou presque. Il est tellement facile de partir une entreprise de rien aujourd’hui, serait-ce la même chose avec cette nouvelle loi? Si les innovations sont limitées, on risque de voir un web devenir statique. Ça serait triste et désastreux…

On se doute que le lobby des opérateurs américains doit être très influent. Les arguments des fondateurs du web moderne ainsi qu’une pétition de 760 000 signatures n’ont pas influés la décision des députés. Heureusement, cette décision doit être soumise au sénat américain avant d’avoir le feu vert. Bref, c’est une histoire à suivre.

13 juin 2006

eBay: Des pubs contextuelles

Bonne nouvelle pour ceux qui veulent générer des revenus à partir de leur blogue ou site web : eBay lancera prochainement des pubs texte comme le programme AdSense de Google. La différence, c’est que ce sera des items à vendre sur eBay plutôt que ce que les pubs de commerces que l’on voit habituellement sur Google.

Comme Google, eBay utilisera le contexte de votre site, donc affichera les annonces selon des mots clés et le thème de la page. Les revenus proviendront d’une commission sur les items vendus. Je n’ai pas plus de détails pour l’instant, mais on peut penser que ce sera de quelques sous à quelques dollars tout dépendant de l’item vendu grâce au clic sur une pub affichée sur votre site.

C’est pour eBay une façon d’accroître la demande envers les items en vente sur son site. En effet, il y a des millions d’items inscrits sur les enchères et ça prend donc du monde pour faire placer des offres et acheter. Beaucoup de monde.

Yahoo!, qui vient de signer une entente comme quoi il est le fournisseur officiel de eBay pour la plateforme de diffusion des publicités, en profitera fort probablement. Par contre, Yahoo! offre déjà un service de publicité comme AdSense de Google via Overture. Est-ce que ça entrera en compétition directe?

J’accueille tout de même très bien la nouvelle et j’ai hâte de pouvoir essayer ce programme. J’ai surtout hâte de voir les revenus que ça peut générer car j’ai toujours été sceptique envers les programmes d’affiliation qui paient à la vente… En effet, disons qu’un programme comme Amazon offre 1$ par livre vendu en provenance de votre site web, combien devez-vous avoir de trafic pour générer 1000$ de ventes? Beaucoup! Le taux de conversion est souvent près de 0.1%... Donc pour 1000$ obtenu à 1$ par vente, ça prend au minimum 1 000 000 d'affichage des livres à vendre. Bonne chance à ceux qui veulent se faire une retraite dorée avec ça!

Google GBuy: Enfin!

Depuis le temps qu’on attendait ça… Google lancera la version Bêta de GBuy le 28 juin prochain. Ce nouveau service de paiement pour les commerçants sera le compétiteur direct du très populaire PayPal.

Un avantage sera le mix commerçants et pub dans les résultats de recherche. Les annonceurs pourront alors être vus comme des marchands de confiance utilisant GBuy. Ainsi, le taux de clic pourrait être plus élevé. Google En profiterait. Le commerçant en profiterait.

Un inconvénient serait ce que Google décide de faire avec les données des transactions. Pour les liens sponsorisés. Est-ce que tout le monde aura une chance égale ou les marchands utilisant GBuy seront favorisés dans le positionnement?

Peu importe, de la compétition à PayPal fera juste du bien! Ce sont les commerçants qui en profiteront. J’ai hâte d’utiliser le service, mais je m’attends à un outil à la Google, soit pratique avec toutes les options que nous avons besoin.

Pendant la phase Bêta, GBuy serait gratuit. Ensuite, le coût par transaction serait de 1.5% à 2%, ce qui est un peu moins que PayPal. Bref, à court terme, ça nuira plus à PayPal que ça va profiter à Google. Mais à long terme, ça sera intéressant de voir comment les joueurs vont se positionner.

PayPal a une fonctionnalité que je désire utiliser, mais qui n’est disponible qu’aux Etats-Unis, soit l’interface transparente. Ainsi, un utilisateur désirant acheter sur votre site, n’a pas l’impression de le quitter pour aller faire le paiement sur une page de PayPal, tout lui est transparent. J’espère que Google aura ce genre de fonctionnalité disponible dans plusieurs pays!

À quand un tel service par Microsoft?

09 juin 2006

Podcast: Cliniquement Chill - épisode 10

Déjà le 10e épisode de notre podcast hebdomadaire! Vous êtes déjà nombreux à nous écouter et ça augmente à toutes les semaines! Pour un show qui n'est pas très sérieux, c'est l'fun de voir que vous aimez!

Cette semaine encore, les sujets sont très intéressants.

Au menu cette semaine : La vente pyramidale arrive sur le web francophone via Carrefourinternet.com, attention ne vous faîtes pas prendre dans ce piège à con. Google lance un tableur en ligne. Ils ont déjà un traitement texte, un calendrier, un système de mail et bien d'autre, What's next? Les tops nuouz de la semaine et le vidéopodcast de la semaine zefrank.com/theshow

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08 juin 2006

Google Spreadsheet: Microsoft trop forte?

Après le traitement de texte entièrement en ligne Writely, voilà que Google remet ça avec Spreadsheet. Il s’agit cette fois d’un tableur à la Excel de Microsoft et, tout comme son frérot Writely, il est également entièrement en ligne.

Je me réjouis de cette annonce car je crois que l’évolution des logiciels passera tôt ou tard par Internet. Bon, peut-être pas tous, mais plusieurs comme le courriel, les traitements de texte et les tableurs. En effet, la vitesse de la bande passante et la capacité des serveurs d’aujourd’hui peuvent supporter ce genre d’applications, même sur un large volume. De plus, beaucoup de traitements se font du côté client, directement sur le navigateur.

Mais par-dessus le fait que le logiciel soit 100% web, c’est surtout la compétition entre Google et Microsoft qui m’intéresse. Microsoft, qui faisait la pluie et le beau temps avec sa suite Office, a maintenant un concurrent sérieux qui pourrait lui faire du tort.

Google a maintenant dans sa boîte à outils bureautiques un traitement de texte, un tableur, un calendrier, le courrier électronique et la messagerie instantanée. Bref, le kit de compétition parfait.

Mais Microsoft n’entend pas regarder le train passer. Elle investit considérablement dans sa stratégie Windows Live et Office Live qui consiste à mettre les produits Microsoft en version 100% web.

La lutte n’est cependant pas une mince affaire pour Google. Bien que celle-ci soit généralement plus aimée que son adversaire, elle est bien moins équipée. Microsoft à des quantités incroyables de liquidités de l’ordre de 60 milliards de dollars US. A ceci, s’ajoute 1 milliard à chaque mois! Alors à ceux qui croient que Microsoft est perdue face à Google, ne rêvez pas de voir Bill à la soupe populaire trop rapidement!

Également, Microsoft à plusieurs années d’expertise dans les outils bureautiques en plus d’avoir un réseau de partenaires solidement établi. Elle sait en outre ce que ces clients veulent puisqu’elle est connectée avec ce milieu depuis fort longtemps. Google doit construire sa crédibilité auprès des entreprises avant de se lancer à l’assaut de Microsoft.

D’un autre côté, les versions web sont pour l’instant beaucoup moins complètes que celles installées sur un poste de travail. Bien que ce soit amusant à essayer, je ne crois pas que les entreprises délaisseront leur suite Office du jour au lendemain pour les outils de Google.

En plus, Microsoft entend bien jouer dans les plates-bandes de Google puisque celle-ci se repositionne pour manger une part du gâteau de la publicité qui est le pain et le beurre de Google.

Aussi, je n’ai pas pu trouver de vision claire et précise qui dit où Google s’en va avec tout ça. Il s’agit surtout s’applications qui sortent de Google Lab, le laboratoire incubateur d’innovations web, et donc elles ne ferait pas parti, pour l’instant, d’une suite d’applications.

Évidement, je ne donne pas non plus Google battue d’avance. On a déjà cru un jour que Yahoo! était indétrônable du secteur de la recherche sur Internet… On peut s’attendre à quelques bonnes surprises de sa part dans les prochaines années et sûrement que les gens chez Microsoft les surveilleront de près.

Ce que j’ai surtout hâte de voir, c’est le modèle d’affaires derrière tout ça. C’est bien beau développer des outils, acheter des compagnies, avoir des millions d’utilisateurs, mais tout ceci à un coût. Un coût que l’on peut supposer gigantesque quand c’est d’envergure mondiale.

Il semblerait que le modèle qui ressortira sera celui de l’abonnement premium. Il y aurait donc une version de base gratuite et une payante pour utiliser des options plus avancées.

C’est mon modèle d’affaires de prédilection puisque la version gratuite permet de se créer une base d’utilisateurs et qu’on peut espérer qu’un certain pourcentage de ceux-ci paieront pour les fonctions supplémentaires. Il ne dépend donc pas du marché de la publicité qui connaît des sautes d’humeurs. Et est-ce que ceci amènerait Google à diversifier ses sources de revenus pour être moins dépendant de la publicité? Ce n’est sûrement pas une mauvaise idée!

Bref, il y a là une histoire à suivre. J’ai réellement hâte d’en savoir plus car lorsque deux géants se battent, ça amène souvent des opportunités ou de nouvelles idées pour les web entrepreneurs.


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06 juin 2006

La vente pyramidale version web

L’idée n’est pas nouvelle, même qu’elle date de plusieurs années. Son apparition sur le web ne date pas d’hier non plus. Mais toujours est-il que je trouve ça comique de voir de la vente pyramidale sur Internet. Mais cette fois, c’est d’autant plus comique que ce sont mes anciens employeurs qui ont converti leur entreprise en plateforme de vente pyramidale. Je ris, mais je ris jaune en même temps. Dire que j’ai été associé à ça! Et en plus que le site dont j’étais si fier à l’époque, WebD, fait maintenant parti de cette arnaque…

Partons du début, je parle de Carrefour Internet (CI) qui est exploité par Francité. Respectant les règles de l’art de la vente pyramidale, CI a tous les aspects du truc où vous ne faites pas un rond, mais où les propriétaires s’en mettent (plein? Je ne suis pas sûr) dans les poches.

Évidement, ce n’est pas officiellement de la vente pyramidale, mais de la vente à pallier multiples! Nuance! Blanc bonnet ou bonnet blanc? D’ailleurs, voici un extrait de leur site web :

« Bon nombre d'entreprises sérieuses utilisent ce modèle de vente par parliers multiples usuellement appelé MLM (Multi-Level Marketing). Par exemple : Amway, Excel, Eurexcel, Melaleuca, Avon, Tupperware et Wise'n rich. La popularité de ce concept de commercialisation est en pleine croissance. »

La faute sur le mot « palier » n’est pas de moi, c’est un copié-collé de leur site…

Alors qu’est-ce que la vente pyramidale? Le principe est simple : Vous lancez votre « entreprise », vous cherchez des entrepreneurs que vous parrainerez et qui seront situés sous vous. Ils feront de même, etc, etc. Si tout va bien, vous aurez donc un max de personnes sous votre nom dans la hiérarchie et plus ils vendent, plus vous faites de l’argent, d’où le concept de vente pyramidale.

Et dans le cas de CI, qu’est-ce que c’est exactement? C’est là que je trouve l’histoire comique : Francité était au départ un moteur de recherche francophone. Dans les années 2000, ils ont été achetés et, à leur tour, ont achetés plusieurs sites web, dont mon site WebD. Après la débâcle de l’Internet, Francité n’est pas morte, mais n’était pas forte comme plusieurs entreprises du web. Entre quelques essais d’entreprises pour adultes comme des casino, des sites de rencontres peu fréquentables ou encore l’astrologie, voilà leur idée pour se sortir du marasme : La vente pyramidale!

Les produits à vendre sont les produits de Francité comme WebD, de l’hébergement web, astromanie ou son site de rencontre. D’un point de vue d’affaires, les gars de Francité réussissent à vendre leurs produits en se servant des autres, donc ils font sans doute un peu d’argent. Mais d’un point de vue de spécialiste en commerce électronique, il s’agit d’un des pires modèles d’affaires, surtout sur le web avec les produits proposés.

Premièrement, les produits sont spécialisés, donc pas pour le grand public, comme les outils pour webmasters, l’astrologie ou un site de rencontres moribond. Deuxièmement, c’est mêmes outils n’ont pas été mis à jour, ou presque, depuis 3 ans. Bien que ceux-ci soient fonctionnels, la majorité de ces services sont disponibles ailleurs en meilleure qualité et souvent tout à fait gratuitement!

De plus, comme tous les trucs de vente pyramidale, monsieur et madame Tout le monde sont ciblés par ce concept. Or, nous savons très bien que ce n’est pas tout le monde qui est entrepreneur. Et ce n’est encore moins tout le monde qui pourrait vendre des produits web. Ceux s’y risquant ont une tâche énorme pour tenter de vendre des produits désuets.

Quoiqu’il en soit, l’entreprise semble fonctionner. Je ne dis pas qu’ils sont énormément profitables, mais j’ai vu dernièrement leur fête de 2e anniversaire à Paris avec quelques uns de leurs directeurs. Sans doute que ceux-ci ont recrutés suffisamment de gens naïfs pour vendre et acheter de sorte qu’ils peuvent faire de l’argent. Connaissant le président fondateur de CI, je sais que celui-ci ne manque pas d’argent dû aux belles années d’Internet. Et bien qu’il soit un chic type et que je n’ai rien contre lui, je n’ai jamais endossé sa vision d’affaires, même lorsque j’étais à leur emploi.

En effet, comme tous les produits Francité offert par CI, ceux-ci sont de pauvre qualité, le support technique est déficient sinon inexistant (je parle en connaissance de cause pour WebD) et le groupe cible est composé de gens peu informés qui tombent dans la première arnaque. Le genre de personne qui regarde les infopubs à la tv et commande des appareils pour avoir des abdominaux d’aciers en 3 minutes, des pilules pour faire maigrir ou le livre pour devenir millionnaire en une semaine sans travailler, vous voyez le genre?

Quoiqu’il en soit, ce modèle d’affaires implique une constante bataille pour recruter et maintenir les membres. En effet, ceux-ci se font offrir l’indépendance financière et y croient. Celle-ci est rarement au rendez-vous et les grandes attentes deviennent de grandes déceptions. Il faut être courageux pour quitter son emploi de jour et se risquer à vendre des forums, de l’astrologie et des casinos à temps plein!

Bref, tant mieux pour les propriétaires si CI fonctionne et tant mieux pour les « entrepreneurs » qui font de l’argent. Cependant, je crois peu à l’indépendance financière qui est miroitée par ce modèle d’affaires pas plus que je crois à sa réussite à long terme. De plus, le concept est souvent illégal dans plusieurs pays alors ils doivent jouer avec les mots pour contourner les lois. En tant que spécialiste, mon conseil est simple : n’embarquez pas dans ce genre d’attrape nigaud, que ce soit CI ou une autre. Prenez plutôt le temps de construire un projet d’affaires qui sera le vôtre. Ou sinon, vous ferez sûrement plus d’argent avec les pubs Google en entretenant un blogue…


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