30 mai 2006

La fin des startups de sous-sol?

Quiconque ayant vécu la folie Internet de 1999-2000 vous le dira : Ce n’est plus aussi facile qu’avant lancer un projet Internet. Quiconque fait de l’Internet depuis 1994 sera encore plus pessimiste quant aux futurs projets de garage ou de sous-sol.

Rappelez-vous à l’époque, un jeune crack de l’informatique de 20 ans pouvait lancer son entreprise sur le web à partir de la maison de ses parents et être millionnaire en moins de quelques mois. Combien en ont justement profité? Et c’est tant mieux!

Mais avec du recul, nous pouvons voir que ce n’est plus aussi facile qu’avant. D’une part, des consolidations de grosses firmes Internet possèdent maintenant une gigantesque part du trafic Internet. De plus, ils ont les moyens financiers pour écraser la moindre concurrence qui se présente. D’autre part, il y a tellement d’entrepreneurs web que les produits sont dilués et il est très difficile de ressortir du troupeau.

Qui n’a pas eu de la difficulté à lancer un projet à partir de 0 ces derniers mois? À part quelques exceptions, la majorité des projets frappent le mur de l’indifférence. Il est si difficile de se faire connaître aujourd’hui. Par expérience personnelle, je vis moi-même ce problème.

Prenons mes premiers sites lancés en 1997. Ironiquement, je visais le marché anglophone américain. C'est-à-dire que je référençais et faisais tout mon marketing en fonction du marché anglophone. Et le résultat a été que mes sites sont devenus un succès sur le marché francophone européen! Sans presque aucun effort, mes sites ont connus une véritable explosion avec 190 000 membres inscrits en moins d’un an. À l’époque, il n’y avait pas ou peu de compétition.

En 2001, je lance un autre projet. Ouf, le succès attendu n’est pas au rendez-vous comme dans les belles années! La compétition étant très forte, je n’attire que 45 000 utilisateurs inscrits en 3 ans. Le trafic étant quand même bien, mais jamais autant que les 10 millions de pages vues que je récoltais précédemment.

En 2006, je lance Nuouz. L’époque des succès instantanés est pratiquement terminée, je dois l’admettre! Le site connaît un départ modeste, mais bon malgré tout considérant la maturité du monde Internet.

Tout de même, avec ces trois exemples, on s’aperçoit facilement que la tâche est de plus en plus difficile. Il n’y a rien d’impossible bien évidement et je crois que le web nous offre encore beaucoup d’opportunités d’affaires. Par contre, ce sera tout aussi long et ardu que dans une entreprise traditionnelle où le succès se mesure après des années plutôt que des semaines.

Je regrette même un peu d’avoir vendu mon dernier projet. L’ayant gardé, j’aurais eu une importante base d’utilisateurs pour lancer mes prochains projets. Maintenant, je dois reconstruire de rien et ça risque d’être long. Heureusement, j’aime les défis et ça me motive!

Mais la prochaine fois, je ne vendrai pas, à moins que ça soit vraiment intéressant. Par exemple, vous avez 30 000 utilisateurs actifs et vous vendez votre site 15 000$. Vous lancez un nouveau projet. Combien cela vous coûtera-t-il pour avoir 30 000 utilisateurs? Assurément plus de 15 000$. Faites la différence vous verrez que vous avez perdu dans cette transaction.

Alors est-ce la fin pour les startups nées dans les garages ou dans des sous-sol ténébreux? Pas encore, mais presque!

Les projets web s’en viennent de plus en plus complexes. Plus de programmation, plus de technologies, etc. Ce sont maintenant des équipes multidisciplinaires qui peuvent réaliser d’excellents projets. Par exemple, il y a une différence entre créer un répertoire de site web comme Yahoo! en 1992 et un outil en ligne comme Writely. Donc plus ça va aller, plus la complexité des projets sera élevée et ceci demandera beaucoup de temps pour une seule et unique personne.

Je compare toujours ça à l’industrie automobile ou des ordinateurs. Chaque nouvelle industrie à sa période de naissance, ensuite de croissance pour atteindre la maturité. Essayez de vous lancer dans la construction automobile ou de PC aujourd’hui. Vous m’en direz des nouvelles. Pourtant à l’époque, des gens ont lancés des entreprises dans ces domaines à partir de leur sous-sol ou de leur garage.

Comme je ne suis pas un pessimiste, mais plutôt un optimiste de nature, je crois que tout est encore possible à condition d’y mettre des efforts et de l’ingéniosité. Pensons à Dell qui a révolutionné la vente des ordinateurs et qui est milliardaire.

Il est temps de penser à des stratégies à long terme. Nous devons maintenant penser à bâtir sur plusieurs années et non sur quelques semaines. En construisant un peu ici et là, ça donnera de bonnes fondations d’ici 5 ans. Il y a encore beaucoup à créer sur le web. Il y a un gros gâteau en jeu et il est encore possible d’en arracher un morceau. Mais ceux qui espèrent en prendre une bouchée feraient mieux d’avoir une vision et une stratégie en conséquence.


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29 mai 2006

Vos visiteurs sont-ils bien traités?

Je viens de faire le tour des différents annuaires de podcast francophones pour référencer notre podcast Cliniquement Chill. Sur plusieurs sites, j’ai dû abandonner avant d’avoir trouvé le lien pour soumettre un nouveau podcast ou simplement contacter. Dans un cas, il n’y avait aucune façon de contacter l’auteur ni même de seulement savoir qui est derrière le site! Dans d’autres cas, il y avait tellement de texte et de trucs inutiles que c’était le chaos ou la jungle, c’est dur à dire.

Je ne suis pas un ergonome ni un designer de site web. Mais j’ai suffisamment de bon sens pour réfléchir avant de créer un site web.

Premièrement, à moins d’avoir un site qui fait des activités illégales, il est bon de faire une section sur la présentation de l’entreprise ou de l’auteur du site. Ça aide les visiteurs à savoir à qui ils ont affaire, surtout dans le cas où ils doivent s’inscrire et transmettre des informations telles que son email ou pire, d’acheter en ligne. Ça peut même aider le capital de sympathie envers un site. J’imagine mal mon blogue être autant visité si je n’ai aucune présentation. En effet, comment puis-je espérer être crédible si je n’ai même pas le courage de me présenter.

Ensuite, est-ce que le but de votre site et la navigation sont clairs? Vous avez construit votre site alors il vous semble simple et intuitif. Mais est-ce vraiment le cas? Dans beaucoup de sites visités, il y a de graves lacunes! Le truc de la première impression qui est bon entre deux personnes est aussi bon sur le web. Si un visiteur ne comprend pas le site en moins de 3 secondes, il y a de fortes chances qu’il quitte sans essayer de savoir ce que c’est. Même chose s’il comprend le but de votre site, mais n’est pas capable de le réaliser. Par exemple, vous avez un annuaire de podcast et vous voulez que le monde soumette leur podcast. A quoi bon cacher le lien de soumission? Ne devrait-il pas être en évidence? Autre exemple : Vous vendez un quelconque produit, mais le bouton « passer à la caisse » est presque invisible. Ne cherchez pas trop loin la raison de vos faibles ventes! Un truc pour savoir si votre site est convivial, clair, intuitif et le but facile à comprendre? Placez votre mère devant l’écran et demandez-lui de vous décrire le but du site. Demandez-lui ensuite (si elle a compris!) de réaliser les tâches relatives au but de site. L’expérience peut surprendre et vous faire retourner à votre planche à dessins.

Et si je vous parle d’interactivité? Combien de fois avez-vous complété et soumis un formulaire en vous demandant si le formulaire a bel et bien été soumis? Ou encore, vous soumettez le formulaire, mais celui-ci semble rester là. Après 2 minutes, vous voyez le petit message caché disant que vous avez mal complété un champ… L’interactivité doit être très simple et claire. Votre visiteur fait une erreur? Affichez le clairement! D’une couleur contrastante, avec un police plus grande dans un endroit dégagé de tout autre texte. Le formulaire a été soumis avec succès? Dites le également! Tous ces petits éléments d’interaction font qu’il sera plus agréable pour le visiteur d’utiliser votre site et d’y revenir.

Autre chose qui me fait bouillir : Je m’inscris et on dit m’envoyer un email pour confirmer mon inscription. Le email n’arrive jamais et mon inscription ne peut être complétée. Peut-être que le message est dans pris dans des filtres anti-spam? Peu importe, prévoyez une manière pour le visiteur de redemander le email de confirmation. De plus que bien souvent lorsqu’on se réinscrit, ça ne fonctionne pas parce que le email est déjà présent…

Prenez le temps de réfléchir avant de construire votre site web. Inscrivez sur une feuille le but de votre site et les tâches importantes au fonctionnement. Ensuite, assurez-vous que ces tâches soient misent en évidence et soient simples à réaliser. Rappelez-vous le concept du KISS : Keep It Simple and Stupid. Plus c’est simple et stupide à utiliser, plus vos visiteurs auront de facilité et l’utiliseront.

Mon exposé semble tellement évident direz-vous? Vraiment? Faites une ballade sur différents sites et essayer de comprendre et d’effectuer les tâches requises. Dans beaucoup trop de cas, des sites auront de graves lacunes. Et malheureusement pour ceux-ci, ce sont leurs concurrents qui en profiteront.

Je déteste vraiment les sites « pizza bien garnies ». Vous savez, ces sites où il y a tellement de trucs à voir qu’on panique parce qu’on ne comprend rien…


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Complément à l'idée d'un million de dollars

Voici un article intéressant sur le lancement d'une entreprise qui est un complément à mon éditorial sur l'idée à 1M de dollars. On y retrouve en plus quelques exemples de personnes qui ont trouvé leur idée à 1M de dollars!

Lire l'article

26 mai 2006

Podcast: Cliniquement Chill - épisode 8

Ouf, Nous étions en feu hier. C'est notre émission la plus longue jusqu'à maintenant. Il a même fallu faire attention sinon nous étions parti pour 1 autre heure. Les sujets sont très intéressants!

Au menu cette semaine : ADBrite Advertising à la carte, le Adspace marketplace ou annonceur et afficheur peuvent négocier ensemble une campagne de publicité. Je parle de mon édito : Vous avez une bonne idée? Vraiment? Un site que nous apprécions grandement présentement : Cent Papiers, le média citoyen. Le barchezmo.com le site Chill de la semaine! Les top nuouz et le video podcast de la semaine comment faire un mashup avec google map!

Écouter le podcast

24 mai 2006

Cent Papiers, le média citoyen

Je viens tout juste de découvrir Cent Papiers, un site qualifié de média citoyen car ce sont justement les citoyens qui en font le contenu. Quiconque ayant l'âme d'un écrivain/journaliste/rédacteur peut écrire ses textes et les publier. Bien sûr, ne publie pas qui veut. Les articles doivent respecter ces trois règles:

1- L'article doit être rédigé dans un bon français et sans fautes d'orthographe.
2- Les informations contenues dans l'article doivent être vérifiables et vérifiées.
3- Les propos de l'article doivent être respectueux, sans porter atteinte à autrui.

Pour le reste, j'ai déjà du plaisir à lire tout ce qu'on y écrit. Moi qui est un grand consommateur de journaux électroniques, celui-ci me plaiera particulièrement puisque j'aime bien avoir différents opinions, non seulement un point vue unique d'un unique journaliste d'un unique journal... vous voyez ce que je veux dire?

Bref, ça vaut le détour. Longue vie à Cent Papiers!

22 mai 2006

Vous avez une bonne idée? Vraiment?

Il m’arrive souvent d’avoir des conversations avec des gens qui aimeraient se lancer une start-up sur Internet. Un peu comme tout le monde moindrement branché en fait. Nous rêvons tous d’avoir l’idée qui fera de nous une vedette! J’en parle d’ailleurs dans mon édito sur l’idée à un million de dollars.

Mais aujourd’hui, je ne veux pas tant parler de l’idée à 1M que de sa raison d'être en tant que tel.

En effet, quelqu’un peut avoir une excellente idée, le genre de truc génial qui aura demandé un max de recherche et de temps de développement. Mais à quoi bon avoir cette idée et investir son temps si ça n’intéresse personne?

Bien sûr, je suis un partisan du « Faites n’importe quoi, mais faites de quoi » plutôt que de rester assis en attendant que le facteur nous apporte l’idée du siècle. Mais un brin de recherche pour déterminer s’il y a un besoin avant de se lancer n’est pas une perte de temps, au contraire.

Ça fait plusieurs fois que des personnes me parlent de leur idée et que même si elle me paraissait bien sur le coup, j’allais faire une petite recherche sur Google. Vous savez, le genre de recherche qui ne prend que 5 à 10 minutes…

Habituellement, il y a 2 scénarios suite à une telle recherche. Premièrement, il y a plein d’entreprises déjà établies offrant plus ou moins le même service. Dans ce cas-ci, à moins d’être un génie de l’innovation, c’est un peu comme se lancer dans la construction automobile à partir de zéro : Bonne chance!

Évidement, plusieurs produits ou services ont besoin d’être réinventés ou améliorés. Google est arrivé sur le marché des moteurs de recherche alors qu’on croyait Yahoo! immortel. La gaffe! Mais soyons réalistes : N’est pas Google qui veut.

Les fondateurs de Google se sont sérieusement penchés sur la question de la recherche Internet et y ont apportés une solution avec une bonne dose d’innovation. On ne parle pas ici de rajouter une image animée, mais bien de recherche scientifique avec des problèmes, des hypothèses et des solutions. A ce sujet, lisez cet article sur l'annatomie de Google pour vous inspirer.

Donc, pour revenir à mon premier scénario, l’idée d’entreprise compte déjà plusieurs adversaires et ne présente aucun avantage concurrentiel significatif. D’autant plus que généralement, l’entrepreneur part de zéro avec bien peu de moyens. Vous me voyez sûrement venir, j’anticipe des déceptions quant à un tel projet. Je ne dis pas impossible, mais presque. Si vous avez une telle idée et que vous vous attaquez à plus gros que vous, vous feriez mieux de retourner à votre planche à dessins histoire de peaufiner votre plan d’attaque.

Malgré tout, avec un peu de volonté et d’imagination, il est possible d’améliorer un produit de sorte qu’il soit totalement nouveau, comme l’a été Google pour la recherche. Tout est possible, mais il faut être prêt à investir les efforts nécessaires. Et je ne parle pas de passer une semaine pour programmer du HTML…

Deuxième scénario, et c’est ici que je sourcille beaucoup : Ma recherche ne donne rien ou presque. Hum… J’en viens qu’à douter de ma capacité à utiliser Google, mais non, je cherche et je trouve toujours rien. Alors soit c’est une idée de génie que vous êtes le premier à avoir, soit votre idée n’est pas commercialisable et a peu d’intérêt pour bon nombre de personne.

Malheureusement, plus souvent qu’autrement, c’est le deuxième cas qui se produit. En effet, si sur cette planète, personne n’a encore fait de près ou de loin un produit qui ressemble au vôtre, il y a de bonnes chances que ce soit simplement quelque chose d’inutile. Prenons un exemple où vous voudriez vendre un quelconque produit sur Internet. Si en 2006, personne n’en vend sur un site web, posez-vous des questions. Des sérieuses questions même! Si seuls quelques sites en vendent, regardez l’allure du site : Est-ce un site dynamique ou il n’a pas été modifié depuis 2 ans? Est-ce qu’on vous répond si vous écrivez au propriétaire? Y a-t-il de l’information sur l’entreprise? Est-ce que vous en avez entendu parlé dans les journaux ou revues? Si vous avez répondu non à ces questions, il est fort possible que ce soit une entreprise à la dérive dont personne ne s’occupe. C’est d’ailleurs un de mes trucs pour vérifier une idée potentielle. Si mes concurrents semblent morts, je vais avoir un doute sur mon idée.

Ce ne sont pas toutes les bonnes idées qui répondent à un besoin. Je me demande toujours si j’utiliserais moi-même mon produit ou mon service. Et lorsque je me réponds « non », je mets habituellement cette idée dans la pile des idées « À faire lorsque je serai riche et que j’aurai du temps à perdre ». Si vous l’utilisez parce que ça répond à un besoin, probablement que d’autres pourraient s’en servir également.

Prenez le temps de valider votre idée. Parlez-en à vos amis, à votre entourage. Faites un sondage sur votre blogue pourquoi pas. À ce propos, un jour j’ai eu une idée qui je croyais allait révolutionner le monde (comme j’en ai à toutes les semaines!). J’ai fait un sondage auprès des utilisateurs de mon site et étonnement, la réponse fut tout à fait le contraire. En 2 heures j’ai su que je ne devais pas perdre de temps sur ça.

Bref, faire une étude de marché n’est pas une perte de temps et c’est une mauvaise idée que de nier ce que les autres pensent. Vous pouvez être têtu, mais à ignorer ce que le monde veulent ou non, vous passez probablement à côté de la cible. Une étude de marché peut être aussi simple que de passer une heure à recherche sur Google et d’en parler à ses amis.

Un autre truc en finissant : lorsque j’ai une idée, je me fais souvent un schéma avec une feuille et un crayon. Si j’ai de la misère à dessiner mon idée simplement, j’ai donc de la misère à l’expliquer et fort probablement que j’aurai de la misère à la vendre. Et voilà une autre idée qui va rejoindre la pile « À faire lorsque je serai riche et que j’aurai du temps à perdre »!


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21 mai 2006

C'est le retour de Ti-Cass... en vidéo!

Avec la nouvelle vidéo sur le Pentagone le 11 septembre 2001 c'est aussi le retour de Ti-Cass (Who's that dude on the world trade center)

Il avait fait la manchette avec la photo sur le toit du World trade center avec le boeing qui arrivait dans la tour...

Le voici donc de retour au Pentagone sur les lieux du crime en format video!!!


Téléchargez la vidéo

Aller au site de CliniquementChill.com

19 mai 2006

Cliniquement Chill - épisode 7

Notre ami Christian est une bête du travail. On vient a peine de finir d'enregistrer notre podcast #7 qu'il est déja en ligne!

Au menu cette semaine:

Lafraise.com le mariage réussi entre commerce électronique et blogue, Le top 10 du boom 1.0 vs boom 2.0 du magazine fortune, l'analyse d'Adsense par Steph, les tops nuouz de la semaine et le videopodcast de la semaine!

Écouter le podcast

18 mai 2006

Comment optimiser ses revenus AdSense

J’ai reçu plusieurs courriels suite à mon dernier billet sur AdSense. Ceux-ci me demandaient la recette magique pour faire un max de profits avec les pubs Google. Il n’y a malheureusement pas de recette magique. Seulement du gros bon sens! Voici quelques trucs bien simples qui peuvent s’avérer efficaces.

Premièrement, les couleurs de la publicité doivent être celles de votre site. Pas être semblables, mais être identiques. Autrement dit, la publicité doit se fondre dans votre texte et non être d’une couleur différente. Par exemple, votre fond est bleu avec le texte blanc et votre pub est un grand carré blanc avec le texte vert…

Des études ont montré que contrairement à des revues ou journaux, un internaute sait ce qu’il cherche ou lit sur Internet. Donc, le contenu qui lui est inutile comme une pub sera reconnu par sa vision périphérique et, consciemment ou inconsciemment, son œil n’ira pas se poser sur cette publicité. Idéalement, les publicités doivent faire parti du contenu de votre site et non sembler être un élément superficiel et inutile.

Deuxièmement, enlevez le cadre de la publicité. Le cadre est comme une barrière psychologique. Encore une fois, ce sera interprété comme du contenu sans rapport à l’information recherchée par l’internaute.

Les bandeaux horizontaux et verticaux sont les moins efficaces. Les internautes sont particulièrement aveugles à ces formats. Utilisez les autres formats si possibles.

Placez maintenant vos publicités où l’internaute regarde. Une solution gagnante est à l’intérieur de votre texte. Un carré de publicité sans cadre dans le deuxième paragraphe aura certainement plus d’impact qu’une pub en bas à gauche où personne ne regarde jamais.

Vous pouvez également placer une image qui attirera l’œil près de la publicité. Évidement, je ne parle pas d’une flèche animée qui clignote et qui agresse le visiteur! Dans une page composée principalement de texte, un bouton ou une image en rapport avec votre site attirera certainement l’œil. Si la pub est tout juste à côté, les chances sont bonnes qu’elle soit vue.

Le point le plus important est probablement votre contenu. Plus le contenu est clair et précis, sur un sujet et non plusieurs, plus les pubs seront en rapport au sujet. Ainsi, si les pubs sont en rapport au sujet de votre page, celles-ci ont plus de chance d’intéresser l’internaute. Donc évitez les pages de contenu inutiles qui n’ont aucun intérêt pour les visiteurs. Si le texte n’est pas lu, les pubs ne le seront pas plus. Bref, un sujet par page. Et le meilleur contenu qui soit, c’est un authentique contenu créé par vous-même.

Suite à ça, assurez-vous que les mots-clés soient dans le titre de la page, dans les balises META et que même les texte alternatifs (ALT) des images comportent ces mots clés. Ceci améliorera la pertinence des publicités.

Utilisez également les ensembles thématiques de 4 ou 5 liens. Ces liens semblent avoir un excellent taux de clic. Je ne les ai pas essayé personnellement, mais de ce que je lis, ça vaut la peine.

Les publicités devraient être éloignés des autres liens de votre site. Ceci pour éviter de donner un choix à l’internaute. Les réactions doivent être promptes et sans distraction pour maximiser les chances qu’il clique sur la publicité.

Finalement, si vous placez un bandeau horizontal en haut de la page, placez-le également dans le bas. C’est une règle en publicité. Plus une pub est vue, plus elle a de chance d’attirer l’attention. Un peu comme une pub TV. La première fois, on ne la remarque pas. La 5e fois, elle nous dit quelque chose, la 10e on se souvient de la fin dès les premières secondes et la 15e fois, on la regarde et écoute le message.

Voilà! Il n’y a pas de recette magique. Beaucoup de personnes vivent des publicités Google. Mais celles-ci passent beaucoup de temps à créer du contenu et optimiser le placement des publicités. Ça ne se fait pas en travaillant 1h par semaine.

Bonne chance!


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15 mai 2006

Est-ce que AdSense est payant?

Voilà une question que je me suis fait posé plusieurs fois. La réponse est simple et compliquée en même temps. Simple si vous avez un blogue ou un site web avant 100 visiteurs par mois : Non. Compliquée si vous êtes dans le grand monde, c'est-à-dire 1 million de pages vues par mois ou plus : Oui et non.

Premièrement, AdSense est le programme qui permet à des webmasters de générer des revenus publicitaires. Google vend de la pub aux annonceurs via AdWords et loue de l’espace d’affichage sur différents sites web. Presque n’importe qui est accepté dans le réseau AdSense. En fait, il faudrait même se forcer pour ne pas être accepté. D’ailleurs, une fois que nous avons un compte, nous pouvons mettre des publicités sur n’importe quel de nos sites web. Mais bon, Google a évidement des outils de détection de fraude ou de contenu qui ne respecte pas les règles d’utilisation. Par contre, ces outils tendent à être plus mous que rigides comme je le mentionne dans un autre billet.

Donc, une fois que vous affichez les liens publicitaires en texte sur vos pages web, il ne reste plus qu’à attendre que les visiteurs cliquent sur ces liens. À chaque clic, quelques sous vont dans vos poches. Plus il y a de clics, plus vous faites de revenus. Simple, non?

Oui et non. Pour faire un max de fric et peut-être même essayer d’en vivre, ça vous prend beaucoup, beaucoup, beaucoup de trafic. Si vous avez moins de 1 million d’affichage par mois, ne rêvez pas trop. Ensuite, ça vous prend du contenu intéressant et recherché par les annonceurs. Un blogue parlant finances aura un coût par clic de 2, 3, 4 ou même 10$. Vous avez bien lu, 10$! Il y a de ces sujets qui valent plus que d’autres. Parlez de votre belle-sœur ou de votre chien et vos clics seront de 0.01$ ou 0.10$ si vous êtes chanceux. Et l’autre variable, est le positionnement de la publicité. Ce n’est pas un secret. Si vous cachez votre pub dans un coin qui n’est pas lu, personne ne cliquera dessus. À l’opposé, si vous la placez dans votre texte sans encadré, elle sera beaucoup plus vue, lue et donc cliquée. À vous de tracer la ligne entre faire de l’argent et harceler vos visiteurs à grands coups de publicités.

Alors est-ce payant?

Premier scénario : Vous avez un blogue ou un site web qui a son fan club, disons 3000 visiteurs par mois. Ceci génère disons 10 pages par visiteurs donc 30 000 pages vues par mois. Nous utilisons le terme PAP pour désigner ces pages (Pages Avec Publicité). Avec un taux de clic réaliste de 0.5%, vous avez donc 150 clics par mois. À un coût par clic (CPC) tout aussi réaliste de 0.10$, vous avez ainsi gagné 15$. Pas de quoi se payer une Ferrari ou quitter son emploi, n’est-ce pas?

Soyons rêveurs. Jouons maintenant avec ces chiffres en optimisant au maximum votre contenu et le placement des annonces. Vous avez un phénoménal taux de clic de 3% (certains disent atteindre 10%, mais j’en doute). Votre contenu est recherché et votre CPC monte à 0.50$. Vous générez donc 30 fois plus de revenus que dans le précédent exemple. Le total par mois? 450$! Ce n’est pas de quoi fêter, mais c’est nettement mieux et ceci paie les frais d’hébergement et peut-être même quelques soupers au resto avec sa copine.

Deuxième scénario : Votre site web est un succès. Vous avez 150 000 visiteurs par mois. Chacun de ceux-ci regardent 15 pages. Vous avez donc 2 250 000 PAP mensuellement. Reprenons les mêmes taux que précédemment, soit 0.5% de taux de clic et un CPC de 0.10$. Le résultat? 1125$ par mois. Le revenu est très intéressant. Vous êtes rêveur et optimisez vos placements et le contenu? Vous gagnez maintenant 33 750$. Bon, mettons un bémol à celui-ci, le CPC tend à diminuer avec l’augmentation de l’affichage pour la simple raison que l’inventaire des publicités très payantes diminue par rapport à la quantité de PAP que vous possédez. Autrement dit, les annonceurs qui paient un max sont une ressource limitée! Soyons donc rêveurs, mais plus réalistes avec un CPC de 0.20$. Vous avez donc 13 500$ de revenus mensuels. Ce qui est excellent! Avec ces revenus, il est possible de quitter son emploi de jour.

Est-ce possible?

Bien sûr. À l’époque, mon site WebD générait plus de 10 M de PAP par mois. Les revenus étaient aux alentours de 15 000$ par mois. C’était évidement la belle époque où les annonceurs payaient plus cher. Aujourd’hui, on peut facilement croire à des revenus d’au moins 6000$ pour un tel inventaire de PAP. D’ailleurs dans ce cas-ci, pour augmenter les revenus, je ferais affaire avec une autre régie publicitaire que AdSense.

Donc, pour répondre à la question, oui AdSense peut être payant. Mais ça prend beaucoup de trafic. Si ce n’est pas votre cas, je vous suggère d’avoir un contenu très spécialisé qui fera que les annonceurs paieront plus cher pour être sur votre site. Il peut être encore plus rentable de vendre soi même sa publicité dans un tel cas ou de passer par une régie plus spécialisée.

Bref, tout ceci est mathématique. Gardez en tête les règles générales du 1% lorsqu’on vend un produit et du 0.1% lorsqu’on parle de taux de clic. Plus vous avez de trafic, plus vous collectionnerez les 0.10$. Finalement, un mot pour vous encourager : Atteindre 10 M de PAP par mois est plus facile que d’atteindre 1 M. Le trafic entraîne le trafic!


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12 mai 2006

Cliniquement Chill - épisode 6

Voilà notre 2e podcast en 5 jours. Nous sommes de retour de vacances avec une émission d'une heure cette fois. Plein de trucs à dire, plein de choses intéressantes. À écouter dès maintenant!

Au menu cette semaine : L'éditorial de StephG sur le social networking à sens unique, les nouveautés et explication de certains fonctionnements de Nuouz.com, la télévision devra se réinventer si elle veut survivre à la nouvelle vague possibilité technologique, les Booth babes sont de retour au E3 au plus grand plaisir des Geeks et finalement les derniers projets de CliniquementChill.com.

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11 mai 2006

Le Social Networking à sens unique?

Je comparais dernièrement certains sites de Social Networking et leurs résultats sur Alexa. Une chose saute aux yeux : Les sites anglophones ont une croissance alors que les francophones semblent faire du surplace. Quelle en est la raison?

Voici le graphique de fréquentation des 3 principaux sites d’échange de nouvelles francophones.



Je mets un bémol à cet échantillonnage car seuls les utilisateurs avec la barre Alexa sont comptés. Je ne pense pas que cet échantillon soit à 100% représentatif de la clientèle web, mais somme toute, ça donne une bonne idée. Également, je n’inclus pas le site AllActu.com car sa stratégie de croissance reposait sur spammer Nuouz. En effet, ce petit comique postait les nouvelles de sa page d’accueil sur Nuouz alors mes visiteurs étaient redirigés sur son site et non vers la nouvelle. Comme spam, c’est assez pathétique.

Donc, nous pouvons voir que Fuzz et Scoopeo sont en tête avec, je dirais à vue d’œil, un peu plus qu’une trentaine de personnes rejointes par million d’internautes. Nuouz quant à lui rejoindrait une dizaine par million. Bien sûr, ce sont des sites assez récents. Le plus ancien, Scoopeo, a vu le jour en décembre et Nuouz en Janvier. Fuzz est quelque part entre les deux.

Ce ne sont pas tant des chiffres que je veux parler, mais de la croissance. En effet, les chiffres se suivent et se ressemblent dans les 3 cas. Même observés sur une plus longue période. Qu’est-ce qui fait que ça semble stagner?

D’après l’analyse de l’activité de Nuouz, je remarque beaucoup de monde utilise mon lecteur RSS. Celui-ci lit un fil RSS et l’intègre à Nuouz automatiquement. Ainsi, un blogueur peut poster ses billets de manière automatisée. Ça représente donc environ 40% de son contenu. Le reste étant soumis manuellement.

J’ai observé ces blogues et seuls quelques uns affichaient le bouton Nuouz ou un lien vers le site. Ce sont aussi des billets que je retrouve sur Fuzz et Scoopeo. Également, peu nombreux sont ceux qui affichent un lien vers ces sites. Encore plus rare sont les billets mentionnant ces sites.

C’est bien évidement la loi du moindre effort. C’est dans leur propre intérêt de vouloir faire connaître leur blogue et je ne les blâme pas. Par contre, j’en ai contre ce sens unique. Il serait pourtant avantageux pour tous de se rediriger mutuellement du trafic. En effet, si les blogueurs postant leur billets sur Nuouz, Scoopeo ou Fuzz plaçaient un bouton, un lien ou en mentionnait dans un billet, ceci mènerait à un échange de trafic qui serait profitable pour tous à moyen et long terme. N’est-ce pas du Social Networking ça, échanger des liens?

De plus, les nouvelles en une sont très lues alors que celles en attente ne le sont pas ou peu, proportionnellement parlant. Seuls quelques fidèles font l'effort de voter. Est-ce parce que le concept est mal compris? Les nouvelles en attentes pas assez en évidence? Je ne pense pas. Je crois plutôt qu'on veut avoir les nouvelles en Une sans avoir à participer. Devrait-on donc mettre en place un comité éditorial? Si oui, on ne parle plus vraiment de social networking, non?

Des sites comme Scoopeo, Fuzz et Nuouz ont généralement un succès en fonction du bouche à oreille créé à leur endroit. Si personne n’en parle, ils ne grandiront pas et personne ne profitera de leur trafic. Même si les nouvelles en page d’accueil peuvent envoyer des dizaines de visiteurs à un site web, nous sommes encore bien loin du Digg Effect qui peut jouer sur la valeur en bourse d’une société.

Que faire alors? Créer des concours? Faire de la publicité? Se payer un communiqué de presse? Je ne crois pas. Ce serait de l’argent dépensé pour rien à mon avis. Toutes mes augmentations de trafic sont dues à des sites web faisant mention de Nuouz avec un article ou un lien. J’en suis par conséquent très reconnaissant et je n’hésite pas à leur renvoyer l’ascenseur en leur envoyant de mes visiteurs en retour. L’échange de liens et de trafic ne date pas du web 2.0. Mon ancien site WebD a connu un grand succès juste parce que le monde s’en parlait entre eux.

On a donc d’un côté des sites aggrégateurs de nouvelles qui ont besoin de trafic pour fonctionner et de l’autre du monde qui veulent profiter de ces sites pour faire connaître le leur. Je pense que je n’aurais même pas à écrire ce billet si chaque blogueur ayant posté ses billets sur Nuouz aurait mis un bouton, un lien, les nouvelles en Une ou mentionné Nuouz dans un billet.

Est-ce parce que ce genre de site ne répond à aucun besoin ou n’est pas d’intérêt? Ça ne semble pas le cas pour les sites anglophones du moins. Et même si les anglophones sont plus nombreux, je pense qu’il est par conséquent plus facile de faire connaître un site francophone étant donné le marché plus restreint et plus regroupé.

Je n’ai pas l’intention de forcer ou d’obliger quoique ce soit en échange du trafic que je redirige ailleurs. J’ose encore croire à la politesse de ceux qui en profite pour nous aider à grandir pour ensuite profiter mutuellement. Après tout, c’est viral. Plus le monde en parle, plus le monde utilise et donc ceux qui en parlent reçoivent plus en retour. C’est plutôt gagnant-gagnant!

Ce billet va un peu dans le sens d’un écrit précédement Scoopeo, Fuzz et Nuouz : Créer la collaboration. Mais cette fois, j’insiste sur la puissance de la communauté, des webmasters et des blogueurs, pour qu’ils participent à la croissance de ces trois sites. Je crois qu’il faut en parler encore et persévérer. Mon petit blogue n’est pas grand-chose, mais si ça peut en faire bouger 2 qui à leur tour en feront bouger 2, il ne faut pas être mathématicien pour s’apercevoir que c’est exponentiel. Le nombre de personnes rejointes double à chaque fois… « Seul, nous sommes rien, mais à la gang, nous ferons un malheur » comme quelqu’un que je ne me rappelle pas à déjà dis! ;-)

10 mai 2006

Cliniquement Chill - épisode 5

Voilà, c'est en ligne. Cet épisode, enregistré en direct de Boston où l'on faisait notre camp de vélo annuel, est plus décontracté que les autres, mais somme toute intéressant. En effet, nous étions totalement déconnecté du monde réel. Imaginez, je n'ai pas touché à Internet pendant 5 jours!!! Une pensée qui me donnerait des cheveux blancs en temps normal!

Écouter le podcast

Nuouz - Encore du changement!

J'ai fait quelques changements sur Nuouz. La plupart d'entre vous le remarqueront du premier coup d'oeil. J'ai enlevé les boites pour voter et je les ai remplacer par un "thumb's up" et un "thumb's down" plus discret. Pourquoi? Simplement parce que le monde ne vote pas ou peu. Pourtant, les nouvelles sont lues. C'est sans doute une question de temps. C'est normal, je suis le premier à vouloir profiter d'un site sans trop m'impliquer. J'ai donc modifié tout ça pour un algorithme plus performants qui prend en compte plusieurs paramètres telles que les lectures et la qualité d'un membre. C'est plus complexe que ça bien sûr et je vais l'optimiser pour qu'il rende compte de l'activité sur Nuouz le plus fidèlement possible.

Le nombre de votes est donc remplacé par un nombre de points. Les points sont la représentation des votes, lectures et autres comportements par rapport à un article.

À la demande générale, j'ai aussi remis en page d'accueil les derniers liens soumis. En effet, ça fait un clic de moins pour voir ce qui a été soumis dernièrement.

De plus, j'ai retiré les éditoriaux. Ceux soumis sont encore présents, mais il n'est plus possible d'en rajouter. Ce n'était visiblement pas la section la plus populaire alors à quoi bon la conserver.

J'attends maintenant vos commentaires. Vous aimez? Pas du tout?

02 mai 2006

Nuouz: Le suivi des commentaires... enfin!

Enfin direz-vous?! Moi aussi alors! Je n'ai pas eu beaucoup de temps pour apporter des modifications à Nuouz avec la fin de session à l'Université. Bien que ma session d'été soit déjà commencée, je prends quand même quelques heures pour améliorer certains trucs. Le suivi des commentaires et donc implémenté sur Nuouz.

Vous pouvez donc facilement suivre les conversations à propos d'une Nuouz. Un email vous sera envoyé à chaque nouveau message. Il est également très simple de se désinscrire puisqu'un lien est inclut dans chaque message envoyé. Vous n'aimez pas recevoir des emails? J'ai également mis les commentaires disponibles en RSS. Il suffit simplement de souscrire au fil RSS de la Nuouz désirée et voilà!

D'autres améliorations s'en viennent. D'autres projets. D'autres éditoriaux sur mon blogue et d'autres podcasts sur CliniquementChill.com. Bref, c'est pas la job qui manque!

À qui profite réellement Google Adwords?

Un excellent billet de Pascal « Phénomène croissant d'abus de Google AdWords » m’a amené à réfléchir sur les pubs de Google. J’avais déjà parlé de ma déception des AdWords après avoir utilisé ce service.

L’abus des pubs Google est en pleine croissance. Bien que j’aie pas trouvé beaucoup de sites francophones exploitant ces pubs, on en retrouve plusieurs en anglais. Beaucoup trop même. Le billet de Pascal nous propose même un excellent vidéo que je reprends ici :



Bien que ce soit en anglais, c’est facile à comprendre que plusieurs sites exploitent les pubs de Google et en abuse. Et bien que tous ces comportements soient clairement interdits dans les règles de Google, ce phénomène est en pleine croissance.

Ceci ajoute donc plus de poids à ma déception. En effet, après avoir dépensé près de 100$ en pubs, après avoir testé toutes sortes de mots clés, toutes sortes de trucs et toutes sortes de prix pour les mots clés (j’ai essayé de 0.15$ à 6.25$!!), je n’ai eu aucun résultat. Et quand je dis aucun, c’est 0 avec une barre. Un gros zéro. Niet. Nada. Nothing.

Je vais vous avouer que ça fait un pincement au cœur voir son portefeuille dépouillé de 6.25$ pour un seul clic. Si au moins ce clic avait mené à un utilisateur de Nuouz fidèle et toujours présent. Mais non, rien. Je le sais parce que je n’ai retiré aucune inscription de mon 100$. À ce prix là, la décision d’arrêter a été facile.

Maintenant, je comprends un peu mieux ce qui s’est passé. Supposons qu’il n’y a eu aucun abus sur mes pubs. Alors ce sont presque tous des clics par erreur? A regarder les stats, on peut déduire que 90% des clics seraient donc par inadvertance. Si c’est le cas, c’est nul leur truc. Pour des publicités supposément ciblées, je me serais attendu à au moins 50% de bons clics et au moins à un taux de conversion de 15%.

Supposons maintenant qu’il y a eu de l’abus comme montré dans le vidéo. J’ai donc donné 100$ de mon argent à du monde qui se foutent bien de mon entreprise. Et dans cette gang, j’inclus par-dessus tout Google qui encourage les abus en n’exerçant pas un meilleur contrôle. Je peux donc, sans peur de me tromper, affirmer que mes piètres résultats sont dus à des clics par erreur ou des abus. Je peux bien reconnaître que quelques uns de mes tests n’avaient peut-être pas les bons mots clés ou que le titre n’était pas adéquat… Mais que mes erreurs soient la cause de 100% de ma perte, j’en doute.

À qui ceci profite-il? Google est mort de rire puisque ça gonfle ses profits à court terme. Plus il y a de clics, plus de petits et grands annonceurs se font dépouiller de quelques dollars. Les webmasters qui abusent sont aussi mort de rire puisque l’argent rentre et que si Google se font taper sur les doigts, ils passeront à autre chose sans en avoir subit les conséquences.

Bien sûr, je n’enlèverai pas mes pubs Adsense de mes sites puisque ça me rapporte un peu d’argent. Je n’abuse pas et je ne joue pas avec les clics. Mes clics sont réels et tant mieux si ça rapporte aux annonceurs. Par contre, je ne suis pas prêt à remettre de l’argent dans ce système. Pas après avoir eu un 0% de résultats. Je vais plutôt passer par des méthodes moins coûteuses et plus profitables. Parmi celles-ci : encourager le bouche à oreille, l’échange de liens et les partenariats.

Depuis que je fais des sites web, j’ai connu de très beaux succès et je n’ai jamais investi un dollar en publicité. Il est plus facile de créer des sites originaux et de profiter de la force de la communauté et du bouche à oreille que de dépenser une montagne de blé pour de la publicité qui ne rapporte rien ou presque.

Même pour ceux qui ont obtenus des résultats, ont-ils reçu le maximum de ce qu’ils auraient pu avoir? Quelle est la proportion des clics frauduleux? Imaginez une diminution de seulement 20% des clics frauduleux sur un budget de publicité de 10 000$… Peu importe le montant, les annonceurs seront toujours plus heureux de garder leur argent plutôt que de le donner à des fraudeurs.

Bref, tout ça pour dire que je maintiens mon opinion sur le fait que le service Adwords n’est bon à rien et qu’un ménage s’impose dans ce système. Même si cela se traduira par une baisse de revenus pour beaucoup de monde. Ça vaut mieux que les annonceurs désertent complètement parce que le système est nul. Si vous avez des histoires de succès d’entreprises qui ont grandi grâce à Adwords, je serais bien curieux de les entendre. À l’inverse, si vous avez aussi des histoires d’entreprises qui ont eu 0 résultat après avoir investi dans Adwords, n’hésitez pas à les partager!


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